- Description
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Bois doré et tissu.
Cadre rectangulaire sculpté de petites roses en guirlandes enrubannées en torsades et en creux entre deux listels unis. Cette sculpture sur les deux faces et aux champs supérieurs et extrêmes du paravent. Les autres champs verticaux unis à charnière toute hauteur. Soierie gris bleu damassé argent à rayures double, jaunes passementerie en entrelacs.
- Historique
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Paravent exécuté en 1783 par Georges (I) Jacob (1739-1814).
En 1783 est entrepris le réaménagement du grand cabinet intérieur de Marie-Antoinette, qui avait fait l'objet d'une première campagne de remeublement en 1779.
Les murs sont décorés d'une boiserie dessinée par Richard Mique et sculptée par les frères Rousseau. Un nouveau mobilier est commandé à Jacob en début d'année, avant que l'ancien décor ne soit remplacé, destiné à meubler la pièce en été. Livré par Capin, le 17 mai 1783, il est enregistré sous le n° 44 W ; il comprend une banquette, placée dans la niche, une bergère, un confident, quatre fauteuils à carreau, un tabouret, un bout de pieds et un paravent à huit feuilles, le tout couvert en "pekin fond blanc à bouquets bleu, rayures de satin, ornés d'un ruban peint de fleurs d'argent".
Un second ensemble est commandé en décembre 1783, destiné à meubler la pièce durant les mois d'hiver. Il comprend un lit de repos, quatre fauteuils, quatre chaises, une bergère, un tabouret, un bout de pieds, un écran de cheminée, un paravent, le tout couvert d'un "velours vert galonné d'or à la Bourgogne". La commande doit être passée à Jacob par l'intermédiaire de Bonnefoy du Plan.
Les deux ensembles sont vendus à la Révolution.
Une partie est rachetée en 1810 au tapissier Susse, par le Garde-meuble impérial pour le palais de Fontainebleau, à destination d'un appartement de prince souverain ; l'ensemble acheté mêle des éléments provenant des deux commandes de la reine : le tabouret de pieds et le paravent du meuble d'été ; la bergère, les quatre fauteuils, les quatre chaises et l'écran de cheminée du meuble d'hiver.
Placé en 1810 au palais de Fontainebleau, dans la chambre de l'appartement de prince souverain, au premier étage de l'aile Louis XV. Dès lors, le paravent n'a plus que quatre feuilles.
Présent sous Louis XVIII (marque au fer). Décrit en 1817 dans la chambre à coucher de l'appartement n° 2, au premier étage de l'aile des princes (AN, AJ/19/243, f° 45 v°, n° 2008) - l'ensemble de menuiserie comprend une méridienne (n° 2002), une bergère (n° 2003), un tabouret de pieds (n° 2004), quatre fauteuils (n° 2005), quatre chaises (n° 2006), un écran de cheminée (n° 2007) et un paravent (n° 2008) ; en 1833, dans la chambre à coucher de l'appartement n° 487, au premier étage de l'aile des princes, sur la cour du Cheval blanc (AN, AJ/19/249, f° n° 928) - l'ensemble de menuiserie comprend une méridienne (n° 925), deux bergère (n° 926), quatre fauteuils (n° 927), quatre chaises (n° 928), un tabouret de pieds (n° 929), un écran de cheminée (n° 930) et un paravent (n° 931) ; en 1850, dans une pièce indéterminée (F 1224, inventaire perdu) ; en 1855, dans la chambre à coucher jaune de l'appartement du prince Jérôme, au premier étage de l'aile Louis XV (AN, AJ/19/1127, f° 35 v°, n° 1674) - l'ensemble de menuiserie comprend une méridienne (n° 1668), une bergère (n° 1669), quatre fauteuils (n° 1670), quatre chaises (n° 1671), un tabouret de pieds (n° 1672), un écran de cheminée (n° 1673) et un paravent (n° 1674).
L'ensemble est déplacé, après 1855, à la demande de l'impératrice Eugénie, dans l'ancien boudoir de Marie-Antoinette, puis descendu, à la fin du XIXe siècle, dans la pièce de passage de l'ancien petit appartement de l'impératrice, au rez-de-chaussée, à l'exception du paravent, qui en est soustrait et rentre au Garde-meuble en 1884 (Arch. Mob. nat., M252, f° 181 v°, n° 61849).
Inscrit à l'inventaire du Mobilier national en 1894, le bien étant en réserve (Arch. Mob. nat., MM6427, f° 173 v°, n° 1630 ; id., M69, f° 201 v°, n° 1630).
Envoyé en 1914 au service des magasins.
Déposé de 1971 à 1975 au palais de l'Élysée.
Déposé de 1981 à 1987 au palais de l'Élysée, dans le salon des Portraits, puis de 1991 à 2007.
Déposé depuis 2008 au château de Versailles.
Les autres meubles issus des deux commandes de 1983 ont été déposés par le château de Fontainebleau en 1999, de sorte qu'actuellement sont réunis in situ la bergère (F 608 C), les quatre fauteuils (F 156 C et F 609 C. 1 à 3), les quatre chaises (F 157 C.1 à 4) et l'écran de cheminée (F 610 C) du meuble d'hiver, ainsi que le tabouret de pieds (F 609 C.4) et le paravent (GME 1630) du meuble d'été.
Couverture :
1783 : pekin fond blanc à bouquets bleu, rayures de satin, ornés d'un ruban peint de fleurs d'argent.
1817 : satin jaune parsemé de fleurons en palmettes violet et lilas.
1833 : satin jaune parsemé de palmettes violet et lilas.
1855 : satin broché fond jaune à rosaces violettes et lilas.
1884 : étoffe satin broché, fond jaune.
1894 : sans textile.
1950 : soierie gris bleu damassé argent à rayures doubles, jaunes, passementerie en entrelacs.
1971 : lampas fond satin bleu deux ors (GMMP 20454)
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A propos de
l'auteur
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Georges (I) Jacob (06 juillet 1739 - 05 juillet 1814)
Menuisier en siège, reçu maître à Paris en 1765.
- Bibliographie
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Rondot, Bertrand ; Gautier, Jean-Jacques , Le château de Versailles raconte le Mobilier national : Quatre siècles de création : [exposition, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon, 20 septembre 2010 - 11 décembre 2011], [Versailles] ; [Paris], Château de Versailles ; Skira Flammarion, 2011, 279 p., p. 122-123
Baulez, Christian, "Meubles royaux récemment acquis à Versailles (1985-1989)", in La Revue du Louvre, 1990, n° 2, Paris : 1990, p. 98 - 106
Baulez, Christian, "Le grand cabinet intérieur de Marie-Antoinette. Décor, mobilier et collections", in Les Laques du Japon. Collections de Marie-Antoinette (cat. exp. Versailles, Paris, 2001), Paris : 2001, p. 28 - 42