Console Console du grand salon du grand appartement de l'impératrice Joséphine au palais de Saint-Cloud

Numéro d’inventaire
GME 16473/001
Auteurs
Adam Weisweiler, Pierre-Philippe Thomire, Lucien-François Feuchère, Martin-Eloy Lignereux
Année de conception
1802
Style
Directoire - Consulat
Types
Console, Meuble, Table
Époque
Consulat (1799-1804)
Dimensions (h × l × L)
1,03 x 1,63 x 0,52 m
Acquisition
1989-12-20
Ancien numéro d’inventaire
Marbre : TU 1156 - TO 387 Meuble : Stc 631 - Stc 2153..56 - Stc 980 - TO 388 - Stc 980 - TU 1156 - STC 713 - Stc 713
Description
Loupe d'orme, bronze patiné et doré, glace, marbre bleu turquin.
Terrasse avec avancée à l'aplomb des pieds antérieurs. Ceux-ci en bronze patiné et doré, griffé et jarret de fauve s'achevant en baste d'égyptienne. Bague à palmettes dorées, palmettes découpées à jour, pieds postérieurs en pilastre encadrant un fond de glace. Ceinture rectiligne, couronne de bronze au dessus des pieds au centre deux chimères de part et d'autre d'une coupe. Sur les deux côtés masque de femme flanqué de palmettes. Moulure de bronze sous le marbre.
Historique
Console attribuée à Adam Weisweiler (1746-1820) pour l'ébénisterie et à Pierre-Philippe Thomire (1751-1843) ou à Lucien-François Feuchère (1766-1841) pour les bronzes.
Livrée probablement en 1802 lors de l'ameublement du palais de Saint-Cloud, que Napoléon Bonaparte, alors Premier consul installé aux Tuileries, choisit comme seconde résidence en septembre 1801, et où il s'installe, après un an de travaux, le 20 septembre 1802. D'une suite de quatre livrée vraisemblablement par Martin-Éloi Lignereux (1752-1809).
Décrite en 1805, dans la suite de quatre, dans le grand salon ou deuxième salon du grand appartement de l'impératrice Joséphine ; en 1807, dans la suite de quatre, dans la même pièce devenue le salon de réception ; en 1812, dans la suite de quatre, dans la même pièce ; en 1818, dans la suite de quatre, dans la même pièce devenue le salon de réception du duc d'Angoulême (AN, AJ/19/296, f° 119 v°, n° 855). Les deux paires sont séparées entre 1820 et 1824 lorsque le salon devient la chambre à coucher de la duchesse de Berry, une paire restant dans cette chambre (AN, AJ/19/300, f° 155 v°, n° 1026), et l'autre, dont cette console, passant dans le premier salon voisin (AN, AJ/19/300, f° 155 v°, n° 980). Elles sont de nouveau réunies peu après. Décrite en 1828, dans la suite de quatre, dans la même pièce devenue le salon de réception du Dauphin (AN, AJ/19/307, f° 77 v°, n° 2153) ; en 1833, dans la suite de quatre, dans la même pièce devenue le salon de réception de la reine Marie-Amélie (AN, AJ/19/318, f° 144 v°, n° 713) ; en 1843, dans la suite de quatre, dans la même pièce (AN, AJ/19/326, f° 177 v°, n° 631). Rentrée au Garde-meuble en 1853.
Décrite en 1855, seule, au palais des Tuileries, dans le deuxième salon de l'appartement du grand maréchal, au rez-de-chaussée du pavillon de Flore (AN, AJ/19/1099, f° 256 v°, n° 1156). Deux autres consoles sont dans le premier salon du même appartement, tandis que la dernière a été envoyée à l'École militaire. Rentrée au Garde-meuble en 1882.
Versée au Mobilier national, le 20 décembre 1989, dans une paire, par le théâtre national de l'opéra (Arch. Mob. nat., MM6433, f° 61 v°, n° 16473).
Présentée du 25 mars au 13 décembre 2015 à la Galerie des Gobelins, dans l'exposition "L'esprit et la main : héritage et savoir-faire des ateliers de restauration du Mobilier national".

Seconde paire :
La console rentrée de l'Ecole militaire en 1874 et l'une des deux du premier salon du Grand Maréchal, rentrée des Tuileries par régularisation en 1861, sont réunies pour être envoyées au musée de Versailles en 1882.
D'une série de seize consoles et trois meubles (VMB 13234 à VMB 132251) entrés à Versailles en 1882 (feuille n° 5, du 31 décembre 1882), pour meubler le salon du Sacre et les salles des Gouaches.
Exposées aujourd'hui dans la salle à manger de l'Impératrice (première salle côté gauche) au Grand Trianon (VMB 13245).
A propos de des auteurs
Lucien-François Feuchère (30 août 1766 - 21 mars 1841)
La dynastie des Feuchère compte :
- Pierre-François Feuchère (doreur, fondeur, ciseleur, 1737-1823).
- Lucien-François Feuchère (maître bronzier, 1766-1841, , actif jusqu’en 1824), fils du précédent.
- Feuchère, Armand (son fils, né en 1794) reprend l’atelier en 1824 et s’associe à Fossey pour former « Feuchère et Fossey » jusqu’en 1831, puis exerce seul jusqu’en 1863.
- Léon Feuchère, architecte et décorateur (1804-1857), fils du précédent.
- Feuchère, Jean-Jacques dit Jean (1807-1852), sculpteur qui travailla pour les orfèvres et les fondeurs en bronze (sculpture d’art).
- Lucien-François Feuchère (1842-1904), architecte, fils de Léon.
Bibliographie
Samoyault, Jean-Pierre, Mobilier Français : Consulat et Empire, Paris : Gourcuff Gradenigo, 2009., p.108
Naffah-Bayle, Christiane ; Lazaj, Jehanne ; Barbaret, hervé ; Bideau, Isabelle , L'Esprit et la main : Héritage et savoir-faire des ateliers de restauration du Mobilier national : [exposition, Paris, Galerie des Gobelins, 27 mars - 13 décembre 2015], Paris, Gourcuff Gradenigo, 2015, 302 p., p.75
Thierry Sarmant, Palais disparus de Napoléon : Tuileries, Saint-Cloud, Meudon : [Exposition, Paris, Galerie des Gobelins, 15 septembre 2021 au 15 janvier 2022], Paris : In fine, 2021., p.209
Dossier d’œuvre
Arizolli-Clementel (P), Samoyault (J.-P.), Le Mobilier de Versailles. Chefs d'oeuvre du XIXe siècle, Dijon, 2009, not. 14.