Écran de cheminée Écran de cheminée du grand salon de Joachim Murat au palais de l'Élysée

Numéro d’inventaire
GME 814/001
Auteurs
Jacob-Desmalter
Année de conception
1805
Style
Restauration
Types
Écran de cheminée, Paravent et écran, Meuble
Époque
Restauration (1815-1830)
Matières
Doré, Bois, Textile
Dimensions (h × l × L)
1,02 x 0,52 x 0,44 m
Ancien numéro d’inventaire
EN 400 ; 37242 (barré) ; ???6 (barré) ; 4500 (barré) ; ELB restauration 37242 (barré)
Description
Piétement en 2 patins, double doucine sur griffes de lion ; dessus à feuille d'eau, traverse centrale rectiligne, dessus en dos d'âne. Cadre rectangulaire à fond creux, macaron tourné aux angles, rinceaux aux 4 axes. Corniche moulurée saillante. Fronton en triangle en retrait à fond creux, extrémités en rouleau à volutes ; centre à double rosaces et palmettes. Cadre coulissant garni. Tapisserie de Beauvais. Bouquet multicolore sur fond blanc, encadré d'un motif octogonal sur angle, formé de 3 baguettes enrubannées, avec rosace. Pourtour gris à 4 fleurs de lys en angle. Rosaces et culots haut et bas. Dos à satinette plissée.
Historique
Écran de cheminée exécuté par la société « Jacob Desmalter et Cie », association de François-Honoré-Georges Jacob, dit Jacob-Desmalter (1770-1841), et de son père Georges (I) Jacob (1739-1814), menuisiers-ébénistes, active de 1803 à 1813.
Livré vers 1806 au palais de l'Élysée. L'Élysée était depuis 1805 la propriété de Joachim Murat (1767-1815) et de son épouse Caroline Bonaparte (1782-1839), qui le firent remeubler et l'occupèrent jusqu'à leur départ pour Naples en 1808.
Décrit en 1808 dans le grand salon de réception générale du grand appartement d'honneur, au rez-de-chaussée (AN, O/2/721, f° 2 r°-v°, s.n.) - l'ensemble mobilier comprend trois canapés, quatre demi-canapés, six fauteuils meublants, huit fauteuils courants, douze chaises, un tabouret de pied, quatre tabourets en X, et un écran de cheminée ; en 1809, dans la même pièce, appelée le premier salon de l'empereur (AN, O/2/705, f° 16 v°, n° 72) - l'ensemble mobilier comprend trois canapés (n° 65), quatre demi-canapés (n° 66), quatre fauteuils meublants (n° 67), huit fauteuils courants (n° 68), douze chaises (n° 69), un tabouret de pied (n° 70), quatre tabourets en X (n° 71), et un écran de cheminée (n° 72) ; en 1813, dans la même pièce, appelée le premier salon doré (AN, AJ/19/92, n.p., n° 85) - l'ensemble mobilier comprend trois canapé (n° 80), quatre fauteuils meublants (n° 81), huit fauteuils courants (n° 82), douze chaises (n° 83), un tabouret de pied (n° 84), et un écran de cheminée (n° 85) ; en 1817, dans la même pièce, appelée le deuxième salon (AN, AJ/19/78 et AN, O/3/2024) ; en 1820, dans la même pièce (AN, AJ/19/83, f° 12 v°, n° 74) - l'ensemble mobilier comprend trois canapés (n° 67), quatre demi-canapés (n° 68), quatre fauteuils meublants (n° 69), huit fauteuils courants (n° 70), douze chaises (n° 71), un tabouret de pied (n° 73), six tabourets en X (n° 72), et un écran de cheminée (n° 74) ; en 1833, dans la même pièce (AN, AJ/19/86, f° 12 v°, n° 76) - l'ensemble mobilier comprend trois canapés (n° 62), quatre demi-canapés (n° 64), quatre fauteuils meublants (n° 66), huit fauteuils courants (n° 68), douze chaises (n° 70), six tabourets en X (n° 72), un tabouret de pied (n° 74) et un écran de cheminée (n° 76) ; en 1848, dans la même pièce (EB 89, inventaire perdu). Rentré au Garde-meuble en 1849, dans l'ensemble complet.
Renvoyé au palais de l'Élysée, où il est décrit en 1855 dans l'ancienne chambre de parade, devenue le salon bleu (AN, AJ/19/90, f° 118 v°, n° 400) - l'ensemble mobilier comprend deux canapés (n° 396), quatre fauteuils (n° 397), quatre chaises (n° 398), un tabouret de pied (n° 399) et deux écrans de cheminée (n° 400). À ce moment, les deux écrans de l'ancien grand salon et de l'ancienne chambre de parade sont réunis dans cette pièce. Rentré au Garde-meuble en 1865 (Arch. Mob. nat., M241, f° 187 v°, n° 37242).
Renvoyé en 1870 au palais de l'Élysée, et placé dans la même pièce, devenue le salon de l'Hémicycle (AN, AJ/19/94, f° 160 v°, n° 5209) - l'ensemble mobilier comprend deux canapés (n° 5205), quatre fauteuils (n° 5206), quatre chaises (n° 5207), un tabouret de pied (n° 5208) et un écran de cheminée (n° 5209), associés au nouveau divan circulaire (n° 5210). Rentré au Garde-meuble en 1871 (Arch. Mob. nat., M244, f° 213 v°, n° 45500).
Inscrit à l'inventaire du Mobilier national en 1894, dans une suite hétérogène de cinq écrans en réserve (Arch. Mob. nat., MM6427, f° 83 v°, n° 814 ; id., M69, f° 90 v°, n° 814).
Parmi les trente-neuf meubles de menuiserie présents dans le grand salon du palais de l'Élysée en 1808, vingt-et-un sont aujourd'hui conservés dans les collections du Mobilier national : deux des trois canapés (GMT 16409 et GMT 34273), les quatre demi-canapés (GMT 16410/1 à 3 et GMT 16283), quatre des six fauteuils meublants (GMT 16284/1 à 4), quatre des huit fauteuils courants (GMT 14522/1 à 4), six des douze chaises (GMT 14523/1 et 2 et GMT 16285/1 à 4) et l'écran de cheminée (GME 814/1).
On connaît aussi de l'ameublement de cette pièce sous Murat la console (château de Versailles, VMB 13420) et la pendule (Mobilier national, GML 10486).

Couverture :
1808 : velours de soie vert, agrément en or.
1809 : id.
1813 : velours de soie vert, double galon or faux.
1817 : cannetillé vert avec des bouquets de fleurs.
1820 : cannetillé vert, double encadrement bordure brocart vert et or, une seule au dossier.
1833 : id.
1855 : lampas cramoisi, vert et blanc.
1867 : id.
A propos de l'auteur
Jacob-Desmalter (1803-1813)
JACOB père et fils : Georges I et François-Honoré, entre 1803 et 1813 (est. "Jacob D. / R. Meslée" )