Table pliante

Numéro d’inventaire
GME 952/003
Style
Louis-Philippe
Époque
Louis-Philippe (1830-1848)
Matières
Bois
Dimensions (h × l × L)
70 x 74 x 48 cm
Ancien numéro d’inventaire
ML 2221, 1936, 6
Description
L'ensemble comprend sept tables GME 952/001 à 007,
et sept étuis GME 952/008 à 012.
Il manque à l'inventaire une table GME 952/005 et deux étuis.

Les tables à deux tablettes formant le plateau, placées de part et d’autres d’une traverse longitudinale, se replient grâce à leurs charnières. Mis à part le centre des tablettes qui est en bois blanc, tout le reste est en noyer. Sous le plateau, une seconde traverse, amovible celle-ci, pivote sur son axe pour verrouiller la table en position dépliée. Les tables sont équipées de crochets d’un côté et d’anneaux à l’opposé pour pouvoir les fixer les unes aux autres et ainsi obtenir un support plus vaste et modulable.
Chaque étui accueille une table. Ils sont en toile forte, doublés intérieurement de peau de veau.
Ils ferment grâce à un rabat triangulaire, une lanière en cuir et sa boucle en métal.
Historique
Avant d’apparaître clairement à l’inventaire du magasin des fêtes de 1855 8 , listés au Service Général du mobilier de campement comme un lot de sept tables et leurs étuis numérotés 1936,
ces objets n’ont pas laissé de traces évidentes. Pourtant, la conception des étuis, en toile, doublés intérieurement de peau de veau, est parfaitement similaire à celle des étuis des tabourets GMT 2424 et GMT 2426 dont l’existence sous la Monarchie de Juillet est certaine. Le numéro 1843 porté par un des étuis apparait le 19 juillet 1839 en marge de la description d’une « table pliante en noyer peint acajou » entrée ce jour-là au magasin des fêtes 9 . Cela n’est pas sans rappeler le noyer rougi évoqué quelques temps plus tard dans l’inventaire de 1855 pour la description des sept tables. Pourtant ni la longueur donnée de la table, ni l’étui en cuir dont il est question en 1839 ne correspondent aux modèles conservés aujourd’hui.
C’est cette table numéro 1843 qui fut prêtée le 10 février 1844 pour le service de campement du Duc de Montpensier en Afrique 10 .
L’année suivante, le 6 mai 1845, l’entrée au magasin des fêtes de six tables et de leurs étuis en peau de veau et en toile, description qui correspond parfaitement aux contenants GME 952, aux
côtés de tabourets pliants couvert en maroquin vert, très probablement les GMT 2424, est l’apparition la plus vraisemblable de ces tables sous la Monarchie Juillet 11 . Il est précisé dans
le registre que ces tables pliantes, comme tous les objets livrés ce jour-là, étaient destinées au « campement du Duc de Montpensier ». Précisons que le mois suivant, en juin 1845, le duc de Montpensier initia un voyage autour de la Méditerranée qui le mena en Tunisie, en Egypte, en Turquie et en Grèce. Ces objets ont pu l’accompagner dans ce voyage 12 .
Mis à part leur référencement dans l’inventaire de 1855, les tables n’ont laissé aucune trace sous le Second Empire.
Bibliographie
Vallet, Christophe ; Vétois, Isabelle ; Bideau, Isabelle ; Centre des monuments nationaux (France) , Napoléon en campagne = Napoleon on campagne : [exposition, Arc de triomphe, 2005], Paris, Monum, Éditions du patrimoine, 2005, 63 p., p. 46
Lazaj, Jehanne , Trésors méconnus du Mobilier national : les meubles de voyage du duc d'Aumale et de ses frères in Le Musée Condé, Novembre 2014, n°71, Chantilly : Château de Chantilly, 2014, p. 2-9, p. 8
Dossier d’œuvre