Horloge Pendule pyramide de l'hôtel de Bonaparte, rue de la Victoire

Numéro d’inventaire
GML 10632
Auteurs
Jean-Joseph Robin
Style
Directoire - Consulat
Types
Horloge, Objet décoratif
Époque
Directoire (1795-1799)
Matières
Bronze, Métal, Marbre, Pierre
Dimensions (h × l × L)
0,61 x 0,44 x 0,25 m
Acquisition
1995-11-13
Ancien numéro d’inventaire
IG... POCH. NOIR GV 77 POCH. NOIR 9821 TU POINCON TH FLEUR DE LIS POINCON
Description
Marbre rouge griotte d’Italie, bronze doré, bronze patiné, émail, verre.
Socle en marbre rouge griotte – anciennement en marbre noir - supporté par quatre patins ovales en bronze doré. Au-dessus, quatre lions couchés en bronze patiné supportant une pyramide de marbre rouge griotte d’Italie ornée de bronzes dorés. La pyramide se compose d’une base en marbre, de deux degrés soulignés par des frises en bronze doré à motif de fleurs et de palmettes pour la seconde. Sur la partie principale, des appliques de bronze doré figurant, sous le cadran, deux personnages accoudés et assis de part et d’autre d’un trophée d’armes et, au-dessus du cadran, deux amours brûlant du parfum insérés dans une composition de rinceaux et guirlandes. La pyramide s’achève en haut par une boule de bronze doré qui remplace originellement une Renommée. Le mouvement circulaire est signé "Robin horloger du Roi et de Madame".
Historique
Horloge exécutée à la fin du XVIIIe siècle.
Présente probablement dès 1797-1799 dans l'hôtel de Joséphine de Beauharnais (1763-1814), rue de la Victoire.
Loué le 17 août 1795 par Joséphine, qui y déménage le 2 octobre de la même année, l'hôtel du 6 rue Chantereine - devenue en 1797 la rue de la Victoire, Paris 9e arr. - est le lieu où celle-ci débute sa vie commune avec Bonaparte, épousé le 9 mars 1796. Acheté par ce dernier le 26 mars 1798, avant son départ en Égypte, il reste leur résidence régulière jusqu'au coup d'état du 18 brumaire (9 novembre 1799), qui les amène à s'installer au palais des Tuileries.
Envoyée en 1806 au palais des Tuileries. Décrite en 1807 dans le deuxième salon de l'appartement d'atours de l'impératrice Joséphine. Le mouvement est alors de Breguet. En 1809, elle figure dans le cabinet de toilette de l'empereur. En 1826, elle se trouve dans la chambre des valets du roi.
Le mouvement est remplacé entre 1809 et 1822, période où est également remplacée la Renommée et le marbre noir.
Présentée du 25 mars au 13 décembre 2015 à la Galerie des Gobelins, dans l'exposition "L'esprit et la main : héritage et savoir-faire des ateliers de restauration du Mobilier national".
A propos de l'auteur
Jean-Joseph Robin (1781-1856)
Fils de Robert Robin ; s'intitule "Horloger du roi et de Mme la Dauphine" sous la Restauration.
Bibliographie
Castelbajac, Marie-Lys de ; Caude, Elisabeth ; Dupuy-Baylet, Marie-France ; Gautier, Jean-Jacques , Joséphine et Napoléon : l'hôtel de la rue de la Victoire : [exposition, Rueil-Malmaison, Musée national des châteaux de Malmaison et Bois-Préau, 15 octobre 2013], Paris, Réunion des musées nationaux-Grand Palais, 2013, 143 p., p.53 ; 106
Naffah-Bayle, Christiane ; Lazaj, Jehanne ; Barbaret, hervé ; Bideau, Isabelle , L'Esprit et la main : Héritage et savoir-faire des ateliers de restauration du Mobilier national : [exposition, Paris, Galerie des Gobelins, 27 mars - 13 décembre 2015], Paris, Gourcuff Gradenigo, 2015, 302 p., p.190
Thierry Sarmant, Palais disparus de Napoléon : Tuileries, Saint-Cloud, Meudon : [Exposition, Paris, Galerie des Gobelins, 15 septembre 2021 au 15 janvier 2022], Paris : In fine, 2021., p.173
-Malmaison, Joséphine et Napoléon. L'hôtel de la rue de la Victoire (cat. exp.), 2013-2014, p. 54-55, 106, n° 25.
-Dupuy-Baylet (Marie-France), De bronze et de cristal, 2020, p.54-55