- Numéro d’inventaire
- GML 1273
- Auteurs
-
Manufacture de cristaux de Montcenis
- Style
- Empire
- Types
-
Lustre, Luminaire, Lustre et plafonnier
- Époque
-
Premier Empire (1804-1815)
- Matières
-
Cristal, Verre
- Dimensions (h × l × L)
-
2,2 x 1,2 x 0 m
- Description
-
Bronze doré et cristaux.
Une demi-sphère en cristal taillé supportant à la base un culot ciselé d'où pend un gland cristal taillé terminé par une pomme de pin tenant une boule cristal à pointes de diamant. Cette coupe dans une ceinture bronze moulurée fond creux à palmettes ajourées à la base masquant le départ de dix branches en C se divisant chacune dans feuille engainante en trois branches, la centrale formant une grande volute laquelle est surmontée d'un culot portant un cornet en forme de lys formant bobèche avec binet tourné uni, équipéde de fausses bougies les deux symétriques en arc terminées par même culot à bobèche et binet équipé. Au dessus de cette ceinture dix cygnes aux ailes déployées et tenant dans leur bec des guirlandes.
Réf. Dumonthier : Les Bronzes d'Eclairage et de Chauffage du Mobilier National. Pl. 41.
- Historique
-
Le modèle de ce lustre dit "à temple" reprend celui des deux lustres fournis en 1808 par Ladouepe du Fougerais, directeur de la manufacture de cristaux de Montcenis ( GML 3205 et GML 7217) qui furent envoyés au palais de Compiègne en 1808 (AN, AJ/19/203/f° 24) puis déposés à l'Elysée dans la seconde moitié du XIXe siècle.
Un semblable fut livré par le même fournisseur en 1810 pour le grand salon de l'Impératrice au Petit Trianon. Un autre fut acquis en 1813 auprès de Jean-François Chaumont, fabricant de lustres et de bronzes d'ameublement. il était à l'origine destiné au palais de Monte-Cavallo à Rome mais utilisé au palais de l'Elysée à partir de 1820. Ces deux lustres peuvent correspondre au présent ou au GML 7253. Ce lustre présente quelques variantes par rapport aux trois autres puisque le pavillon et la partie surplombant les colonnes sont traités avec des cristaux remplaçant les éléments de bronze ajourés.
Ce lustre est déposé au palais de l’Élysée depuis le XIXe siècle.
-
A propos de
l'auteur
-
Manufacture de cristaux de Montcenis (1787 - 1832)
La cristallerie de MM. Lambert et Boyer, dite Manufacture des Cristaux de la Reine, installée à Sèvres depuis 1782, est transférée à Montcenis au début de l'année 1787 dans un bâtiment édifié en 1786, suivant les plans de l'architecte Barthélemy Jeanson. La manufacture est immédiatement réunie aux fonderies royales de Montcenis et d'Indret, société par actions partagée entre les sociétés Lambert, Boyer et Cie, Périer, Bettinger et Cie, et le roi. Les établissements du Creusot passent à partir de 1796 progressivement sous le contrôle de la famille Chagot. En 1832 l'usine est achetée par les cristalleries de Saint-Louis et Baccarat pour être fermée. Les bâtiments sont acquis en 1837 par la société Schneider et Cie et transformés en logement patronal.
- Bibliographie
-
DOSSIER D'OEUVRE.
Dupuy-Baylet (Marie-France), l'heure, le feu, la lumière, les bronzes du Mobilier national 1800-1870, 2010, pp. 118-120, notice 59, note 1.