Lustre Lustre à 56 lumières

Numéro d’inventaire
GML 15/006
Auteurs
Louis-Auguste Marquis
Style
Louis XV
Types
Lustre, Luminaire, Lustre et plafonnier
Époque
19e siècle, 2e moitié
Matières
Bronze, Métal
Dimensions (h × l × L)
2,4 x 1,6 x 0 m
Description
Sphère à facette en pendant sous platine tournée portant seize branches chantournées en arceaux successifs à trois gradations, quatre branches à sept lumières, quatre à cinq - et huit à une lumière. Enfilage de cristaux en balustres taillés à facettes. Toutes les lumières sont à bassin en macaron dentelé et bobèches tournées équipées avec une petite douille et une lampe flamme. Dans la partie supérieure, les branches maîtresses portent des poignards en cristal taillé, répartis en trois étages. A toutes les branches sont accrochés des pendants plaquettes, en cristal taillé avec rosaces. Le pavillon formé de branches en arc formant panache avec série de pendants et plaquettes.
1961 : équipé de fausses bougies.
Historique
La maison Marquis, fabricant de bronzes au 25, rue Chapon à Paris fournit au Garde-Meuble le 18 décembre 1852 « vingt lustres à 56 lumières style Louis XV ». Cette livraison est suivie de la fourniture de quelques autres exemplaires. Entre Le 28 décembre 1852 et novembre 1855, 23 lustres de ce modèle sont envoyés au palais des Tuileries.
En 1856, plusieurs de ces lustres à cinquante-six lumières sont mentionnés dans l’inventaire des Tuileries. Ils sont majoritairement installés dans la galerie de Diane, dans le salon blanc. L'inventaire des Grands appartements du ministre de la Maison de l’empereur de 1855 montre que plusieurs lustres de ce type équipent aussi ces lieux. Certains seront ensuite transférés au palais de l'Élysée entre 1876 et 1878.
En 1853, Marquis fournit également neuf lustres pour le Palais-Royal, destinés aux appartements du prince Jérôme Napoléon, de son épouse la marquise Justine Bartolini-Baldelli et pour l’appartement du duc de Cambacérès. Sept lustres quittent le Palais-Royal en 1974 et sont inscrits à l’inventaire du magasin des fêtes.
Aujourd'hui, le Mobilier national conserve vingt lustres à 56 lumières de cette série. Beaucoup ont donc servi à l'Élysée sous le Second Empire et sont encore répartis dans les salons de réception, notamment la salle des Fêtes, la salle à manger Napoléon III et le salon doré (bureau du président de la République).
Ces lustres sont proches de ceux à soixante-dix lumières, livrés aussi par Marquis, entre 1852 et 1860 (GML 14).
A propos de l'auteur
Louis-Auguste Marquis (1811-1885)
Associé puis successeur de Gilbert-Honoré Chaumont (1790-1868), Marquis fut remarqué aux différentes Expositions de l'industrie, il bénéficia du titre “Fabricant du Mobilier de la Couronne” en tant que fournisseur des palais pour de nombreuses commandes de lustres, bras de lumière, chenets et pendules.
Bibliographie
Dossier d'oeuvre
Dupuy-Baylet (Marie-France), De bronze et de cristal, 2020, p.304-305, n°153