Horloge à poser Cariatide égyptienne

Numéro d’inventaire
GML 241
Auteurs
Claude Galle
Style
Empire
Types
Horloge, Objet décoratif
Époque
Premier Empire (1804-1815)
Matières
Bronze, Métal
Dimensions (h × l × L)
0,59 x 0,17 x 0,17 m
Ancien numéro d’inventaire
inv. de l'Elysée : (1833) ELB 2124 ; jal. du Garde-Meuble (1844) : 35997, (1874) 49053 ; inv. de Meudon : (1844) M couronné 3931
Description
Bronze doré et patiné. Cadran signé : "Galle/ rue Vivienne n°9".
Socle carré sur quatre patins tournés, moletés. Egyptienne en bronze patiné portant sur sa tête, couverte d'une draperie en bronze doré, une boite hexagonale ayant sur sa face le cadran émaillé blanc une lunette ornée de feuilles d'eau et perles. Mouvement à sonnerie. Vers 1805.
A propos de l'auteur
Claude Galle (1759-1815)
Atelier actif sur deux générations : Claude Galle, maître horloger de 1786 à 1815, puis son fils Gérard-Jean de 1815 à sa faillite en 1846.

Claude Galle (1759-1815) devient l’un des plus importants bronziers de Paris de la fin du XVIIIe siècle au Premier Empire, employant au plus fort de l'activité, près de 400 artisans. Il est installé quai de la Monnaie (plus tard Quai de l’Unité), puis en 1805, 60 rue Vivienne. Il travaille avec une série d’artisans de premier plan comme Pierre-Philippe Thomire. Le garde-meuble de la Couronne, lui passe plusieurs commandes : la majorité des bronzes d’ameublement du Château de Fontainebleau pendant l’Empire. Il reçoit de nombreuses commandes impériales, pour des lumières, boîtes de pendule, et vases pour les palais de Saint-Cloud, les Trianons, les Tuileries, Compiègne, et Rambouillet ; et fournit les palais italiens de Monte Cavallo à Rome et Stupinigi près de Turin.

Son fils, Gérard-Jean, après une carrière dans l’armée napoléonienne, reprend l’atelier en 1815. Il crée des œuvres exceptionnelles en bronze, s’appuyant souvent sur des originaux paternels. En 1819, lors de l’Exposition des produits de l’Industrie, il obtient la médaille d’argent pour ses horloges et luminaires en bronze. Il est fournisseur de la Couronne et de la haute aristocratie. La Révolution de Juillet 1830 et l’avènement de Louis-Philippe dégradent le contexte économique du secteur, l’artisan fait faillite et meurt en 1846. On trouve des réalisations de l'atelier au Mobilier national, au château de Malmaison et ou encore au Musée Marmottan.
Bibliographie
Humbert, Jean-Marcel (1947-....) ; Pantazzi, Michael ; Ziegler, Christiane (1942-.... ; conservateur du patrimoine) , Egyptomania : L’Égypte dans l'art occidental, 1730-1930 : [exposition, Paris, Musée du Louvre, 20 janvier-18 avril 1994, Ottawa, Musée des beaux-arts du Canada, 17 juin-18 septembre 1994, Vienne, Kunsthistorisches Museum de Vienne, 15 octobre 1994-15 janvier 1995], Paris ; Ottawa, Réunion des musées nationaux : Musée des beaux-arts du Canada, 1994, 605 p., p.284
Dupuy-Baylet, Marie-France ; Aomen yi shu bo wu guan , 華麗裝飾 : Napoleão e as Artes Decorativas : Tesouros de Palácios Imperiais = Napoleon and the Decorative Arts : Treasures of the Imperial Palaces: [exposition, Musée des Arts de Macau (Chine), 17/04 au 14/07/2013], Macau, Aomen yi shu bo wu guan : Instituto para os Assuntos Cívicos e Municipais, 2013, 257 p., p.122-123
Vannet, Agnès ; Mauerhan, Joëlle ; Brunet, Pascal , Le roi, l'empereur et la pendule : livret pour tous : [Exposition, Musée de Besançon, 12 Mai au 19 Novembre 2006], Besançon, Musée du temps..., 2006, 29 p., p.6
-Dumonthier "les bronzes du Mobilier National, pendules et cartels" - pl. 28 n° 2.
-"Feigenbaum. Jefferson's America & Napoleon's France"; catalogue d'exposition,New Orleans Museum of art,(éd.), 2003,ill. p.94 n°69.
-Dupuy-Baylet, Marie-France, "Pendules du Mobilier national 1800-1870", Dijon, 2006, p. 114, notice 49.
-Dupuy-Baylet, Marie-France, cat. exp. Napoleon and the Decorative Arts : Treasures of the Imperial Palaces. Macao Museum of Art, Macao, 2013, n° 55, pp. 122-123.