- Numéro d’inventaire
- GML 2565
- Auteurs
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Jean-Joseph Lepaute dit Collignon
- Année de conception
- 1805
- Style
- Empire
- Types
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Horloge, Objet décoratif
- Époque
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Premier Empire (1804-1815)
- Matières
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Bronze, Métal, Marbre, Pierre
- Dimensions (h × l × L)
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0,59 x 0,32 x 0,165 m
- Ancien numéro d’inventaire
- inv. des Tuileries : TH fleur de lis; (1833) TU couronné 8618; (1855) TU 5685; inv. de l'hôtel de Courcelles (1864) CL 217; jal. du Garde-Meuble (1872) 45913
- Description
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Bronze doré et marbre griotte. Cadran signé : "J Jh Lepaute/ Place du Palais-Royal à Paris".
Socle rectangulaire en marbre griotte. Socle à moulure de feuilles d'eau ciselées. Une femme drapée, debout "Hébé" appuyée d'une borne rectangulaire, bas-relief coq ciselé. Cadran émail mouvement "LEPAUTE". Entre 1805 et 1810.
- Historique
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Cette pendule figurant l’Aurore appartenait à Géraud Christophe Michel Duroc, duc de Frioul et grand maréchal du palais sous le Premier Empire. Elle garnissait son appartement au palais des Tuileries. Acheté aux frais de Duroc, cet objet fut acquis par l’Empereur pour le Garde-meuble en 1813.
En 1864, elle fut envoyée pour la princesse Mathilde, cousine de Napoléon III, dans son hôtel de la rue de Courcelles.
Parmi les objets acquis aux héritiers du duc de Frioul, les collections du Mobilier national comptent également des bras de lumières (GML 2420 et GML 49).
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A propos de
l'auteur
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Jean-Joseph Lepaute dit Collignon (né en 1768)
Né à Bièvres dans les Ardennes en 1768, Jean-Joseph Lepaute, dit Collignon, est le neveu de Pierre-Basile Lepaute, dit Sully-Lepaute. Il s’associe avec son oncle sous la raison sociale « Lepaute oncle & neveu » de 1798 à 1811, période au cours de laquelle ils remportent notamment une brillante médaille d’argent à l’Exposition des Produits de l’Industrie de 1806.
A partir de 1811, Jean-Joseph fonde sa propre maison sous le nom « Lepaute neveu à Paris », installe son atelier place du Palais Royal et reçoit le titre d’horloger du roi de Rome. En 1813, il réalise une horloge pour le Palais de Fontainebleau, puis livre d’autres réalisations pour les châteaux de Saint-Cloud et de Compiègne. Après la chute de l’Empereur, il continue à recevoir d’importantes commandes publiques et est mentionné rue de Richelieu en 1820, puis rue Saint-Honoré l’année suivante. Ayant perdu prématurément son fils, il céda son fonds de commerce à son gendre et cousin Augustin-Joseph-Henry Lepaute.
- Bibliographie
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Dupuy-Baylet (Marie-France), "Les pendules des lendemains de la Révolution", L'Estamille l'Objet d'art, n° 324, mai 1998, pp. 54-65.
Dupuy-Baylet (Marie-France), "Pendules du Mobilier national 1800-1870", Dijon, 2006, p. 46, notice 6.
Dossier d'oeuvre.