- Numéro d’inventaire
- GML 270
- Année de conception
- 1834
- Style
- Restauration
- Types
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Horloge, Objet décoratif
- Époque
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Restauration (1815-1830)
- Matières
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Palissandre, Bois
- Dimensions (h × l × L)
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59 x 30 x 21 cm
- Ancien numéro d’inventaire
- Inv. Tuileries : (1833) 16199
Jal. du Garde-Meuble : (1882) 59222
H.M. 376
- Description
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Palissandre et marqueterie buis.
Pendule « portique » comprenant un socle carré à filets et doucine sur 4 patins carrés, faces marquetées. Base rectangulaire à listels, arêtes, filets et marqueterie de rosaces et rinceaux d’acanthes, moulures en corniche. Au-dessus, quatre colonnes carrées formant portique, bases et chapiteaux moulurés, deux faces marquetées et filets formant cannelures, réunies par des glaces claires. Au centre, entre les colonnes, cadran circulaire. Le cadran est découpé en demi cercle laissant apercevoir l'échappement à ancre, à boudin uni bronze métal blanc, chiffres noirs. Petit cadran à la base indiquant les mois et les jours. Balencier signé "Mathieu, place de la Bourse à Paris". Platine signé "Dulot". En partie supérieure, bandeau marqueté, corniche moulurée et tailloir en retrait.
- Historique
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L’horloger Mathieu, installé place de la Bourse, livre cette pendule le 27 décembre 1836 au Garde-meuble. Elle provient de l’Exposition des produits de l’industrie nationale de 1834. Le 31 décembre 1836, elle est placée aux Tuileries. En 1855, elle est présente à l’hôtel du Garde-meuble de la Couronne dans l’appartement de l’administrateur.
Cette pendule régulateur en palissandre est conforme au goût de l'époque par son décor d'incrustation. "Le palissandre n'est en faveur que depuis peu d'années ; mais il est déjà fort recherché et justifie très bien par ses qualités la faveur dont il jouit. Sa teinte est brun foncé d'une nuance chaude et un peu fauve, traversée irrégulièrement par des bandes noires plus ou moins larges.
Malgré cette couleur sombre, la transparence du bois est assez grande pour laisser parfaitement apprécier la délicatesse et le tissu des fibres. [...] Aucun bois n'est plus propre aux incrustations : sa couleur l'y dispose en le rendant capable de fournir des fonds de la plus grande beauté. [...] On y découpe des arabesques, des feuillages, des rinceaux, puis on y incruste des filets de marronnier, qui, par leur blancheur, tranchant sur le fond noir du bois, rappellent la splendide incrustation d'ivoire sur ébène usitée dans les salons aristocratiques de nos pères."
La mention "échappement de Gramme", fait probablement référence à Georges Graham (1675-1751), célèbre horloger mécanicien anglais, qui imagina en 1715 un type d'échappement dit "à repos", très utilisé ensuite.
Le cadran principal des heures à demi-évidé laisse voir partiellement le mécanisme. Un deuxième cadran, en partie masqué par le premier, marque les jours et les mois de l'année.
- Bibliographie
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Dupuy-Baylet (Marie-France), De bronze et de cristal, 2020, p.118-119