Flambeau

Numéro d’inventaire
GML 3039/001
Auteurs
Claude Galle
Année de conception
1809
Style
Empire
Types
Flambeau, Chandelier, Luminaire
Époque
Premier Empire (1804-1815)
Matières
Bronze, Métal
Dimensions (h × l × L)
20 x 10,5 x 0 cm
Ancien numéro d’inventaire
Inv. du Grand Trianon : Ton couronné (1818) 1603 ; (1834) 814 ; (1939) PT 5890 Inv. du ministère de la maison de l'empereur : (1866) MIN 1798 Jal. du Garde-Meuble : (1875) 51277 Inv. des écuries de l'Alma : (1865) EA 6075 ; (1894) EA 789
Description
Base tournée ornée feuilles de laurier. Fût conique à pans. Cornet formant bobèche et binet.

Historique :
Paire de flambeaux livrée au Garde-meuble par Claude Galle, fabricant de bronzes, le 31 juillet 1810 pour le boudoir de l’impératrice au palais du Grand Trianon. Inventoriée en 1839 dans le boudoir de la reine au moulin du Hameau puis en 1866 au ministère de la Maison de l’empereur, elle rentre au Garde-meuble en 1875. Envoyée aux écuries de l’Alma de 1877 à 1910. Un flambeau a disparu lors d’un dépôt au ministère des Affaires étrangères.
A propos de l'auteur
Claude Galle (1759-1815)
Atelier actif sur deux générations : Claude Galle, maître horloger de 1786 à 1815, puis son fils Gérard-Jean de 1815 à sa faillite en 1846.

Claude Galle (1759-1815) devient l’un des plus importants bronziers de Paris de la fin du XVIIIe siècle au Premier Empire, employant au plus fort de l'activité, près de 400 artisans. Il est installé quai de la Monnaie (plus tard Quai de l’Unité), puis en 1805, 60 rue Vivienne. Il travaille avec une série d’artisans de premier plan comme Pierre-Philippe Thomire. Le garde-meuble de la Couronne, lui passe plusieurs commandes : la majorité des bronzes d’ameublement du Château de Fontainebleau pendant l’Empire. Il reçoit de nombreuses commandes impériales, pour des lumières, boîtes de pendule, et vases pour les palais de Saint-Cloud, les Trianons, les Tuileries, Compiègne, et Rambouillet ; et fournit les palais italiens de Monte Cavallo à Rome et Stupinigi près de Turin.

Son fils, Gérard-Jean, après une carrière dans l’armée napoléonienne, reprend l’atelier en 1815. Il crée des œuvres exceptionnelles en bronze, s’appuyant souvent sur des originaux paternels. En 1819, lors de l’Exposition des produits de l’Industrie, il obtient la médaille d’argent pour ses horloges et luminaires en bronze. Il est fournisseur de la Couronne et de la haute aristocratie. La Révolution de Juillet 1830 et l’avènement de Louis-Philippe dégradent le contexte économique du secteur, l’artisan fait faillite et meurt en 1846. On trouve des réalisations de l'atelier au Mobilier national, au château de Malmaison et ou encore au Musée Marmottan.