- Numéro d’inventaire
- GML 3205
- Auteurs
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Manufacture de cristaux de Montcenis
- Style
- Empire
- Types
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Lustre, Luminaire, Lustre et plafonnier
- Époque
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Premier Empire (1804-1815)
- Matières
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Bronze, Métal, Cristal, Verre
- Dimensions (h × l × L)
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2,3 x 1,2 x 0 m
- Ancien numéro d’inventaire
- C 119
- Description
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Le pavillon est formé d'une vasque inversée en cristal ornée d'une frise de lambrequins en bronze doré à décor d'abeilles, surmontant une structure centrale architecturée formant un temple à 10 colonnes de cristal à 6 pans aux arêtes perlées, encadrant une coupe en forme de bassin avec des jets d'eaux figurés par les chaînes de cristaux. Les colonnes sont montées sur une ceinture sur laquelle reposent dix cygnes, disposés entre chaque colonne. Les branches sont fixées à l'arrière de la ceinture, et se développent sur deux gradations. La ceinture est ornée en partie basse d'une frise de palmettes ajourées, et était fermée à l'origine par une vasque en cristal taillé (manquante), prolongée par des éléments d'enfilage en cristal et bronze doré, formant balustre, terminé par une petite vasque renversée à pampilles et une boule de cristal.
Ce lustre est agrémenté d'un grand nombre de pampilles, guirlandes et myrzas en cristal de Montcenis .
- Historique
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Ce lustre correspond à l'un des deux lustres fournis en 1808 par Ladouepe du Fougerais, directeur de la manufacture de cristaux de Mont-Cenis (avec le GML 7217). il fut envoyé au palais de Compiègne le 19 mai 1808 pour le salon des princes (AN, AJ/19/203/f°17) le second étant dans le salon de l'Empereur ou Grand Cabinet. Les deux lustres sont listés à l'inventaire de 1855 (Archives du château de Compiègne, inventaire de 1855, vol.1, fol°20 verso, n°119 pour le présent). Le 31 décembre 1863 il se trouve dans l'appartement de l'Empereur à l’Élysée, éclairant le deuxième cabinet (A.N., AJ/19/93, f°85 verso, N°3187).
Ce lustre est à l’Élysée lors de l'inventaire de 1894, placé dans le cabinet de travail du Président (Inventaire de l'Elysée, 1894: Arch. Mob. Nat, MM6447, f°251; n°26302).
Un troisième lustre identique (GML 7253) fut acquis en 1813 auprès de Jean-François Chaumont, fabricant de lustres, girandoles…, à l'origine destiné au palais de Monte-Cavallo à Rome mais utilisé au palais de l'Elysée à partir de 1820, où les deux autres lustres ont également été déposés au cours du XXe siècle. Un quatrième lustre avec quelques variantes et certainement plus tardif fut aussi utilisé au palais de l'Elysée (GML 1273).
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A propos de
l'auteur
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Manufacture de cristaux de Montcenis (1787 - 1832)
La cristallerie de MM. Lambert et Boyer, dite Manufacture des Cristaux de la Reine, installée à Sèvres depuis 1782, est transférée à Montcenis au début de l'année 1787 dans un bâtiment édifié en 1786, suivant les plans de l'architecte Barthélemy Jeanson. La manufacture est immédiatement réunie aux fonderies royales de Montcenis et d'Indret, société par actions partagée entre les sociétés Lambert, Boyer et Cie, Périer, Bettinger et Cie, et le roi. Les établissements du Creusot passent à partir de 1796 progressivement sous le contrôle de la famille Chagot. En 1832 l'usine est achetée par les cristalleries de Saint-Louis et Baccarat pour être fermée. Les bâtiments sont acquis en 1837 par la société Schneider et Cie et transformés en logement patronal.
- Bibliographie
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-DOSSIER D'OEUVRE.
-Dupuy-Baylet (Marie-France), "L'Heure, le Feu, la Lumière. Les bronzes du Mobilier national 1800-1870", Dijon, 2010, pp. 118-120, notice 59.
-Dupuy-Baylet (Marie-France), "L'Heure, le Feu, la Lumière", L'Estampille/L'Objet d'Art, n° 464, janvier 2011, pp.66-73.
- Sutet (Marcel), La cristallerie royale et impériale du Creusot (1782-1833), cl.127, p.144-145.
-Laffly ( André), Les grandes heures de la Manufacture de cristaux de Montcenis au Creusot, Le Creusot : Les nouvelles éditions du Creusot, 2021, p. 109