- Description
-
Feu en deux parties comprenant deux pieds carrés en gaine, les faces à trois cannelures, sous dés saillants à table saillante et réunis par traverse en retrait à fond creux avec rosace centrale. Sur chaque dé tournage en olive sur piédouche avec renflement à la base (un plus petit). Sommier en fer.
Historique :
Claude Galle, fabricant de bronzes à Paris, livre au Garde-meuble ce feu pour le salon du concierge à Trianon selon le mémoire du 23 décembre 1809. En 1886, il rentre au Garde-meuble qui le dépose en 1887 à l’hôtel du Garde-meuble.
2012 : bronze doré et patiné noir.
-
A propos de
l'auteur
-
Claude Galle (1759-1815)
Atelier actif sur deux générations : Claude Galle, maître horloger de 1786 à 1815, puis son fils Gérard-Jean de 1815 à sa faillite en 1846.
Claude Galle (1759-1815) devient l’un des plus importants bronziers de Paris de la fin du XVIIIe siècle au Premier Empire, employant au plus fort de l'activité, près de 400 artisans. Il est installé quai de la Monnaie (plus tard Quai de l’Unité), puis en 1805, 60 rue Vivienne. Il travaille avec une série d’artisans de premier plan comme Pierre-Philippe Thomire. Le garde-meuble de la Couronne, lui passe plusieurs commandes : la majorité des bronzes d’ameublement du Château de Fontainebleau pendant l’Empire. Il reçoit de nombreuses commandes impériales, pour des lumières, boîtes de pendule, et vases pour les palais de Saint-Cloud, les Trianons, les Tuileries, Compiègne, et Rambouillet ; et fournit les palais italiens de Monte Cavallo à Rome et Stupinigi près de Turin.
Son fils, Gérard-Jean, après une carrière dans l’armée napoléonienne, reprend l’atelier en 1815. Il crée des œuvres exceptionnelles en bronze, s’appuyant souvent sur des originaux paternels. En 1819, lors de l’Exposition des produits de l’Industrie, il obtient la médaille d’argent pour ses horloges et luminaires en bronze. Il est fournisseur de la Couronne et de la haute aristocratie. La Révolution de Juillet 1830 et l’avènement de Louis-Philippe dégradent le contexte économique du secteur, l’artisan fait faillite et meurt en 1846. On trouve des réalisations de l'atelier au Mobilier national, au château de Malmaison et ou encore au Musée Marmottan.
- Bibliographie
-
Dupuy-Baylet (Marie-France), De bronze et de cristal, 2020, p.193, n°78