Horloge à poser L'Amour se désaltérant

Numéro d’inventaire
GML 4128
Auteurs
Claude Galle, Bled
Style
Empire
Types
Horloge, Objet décoratif
Époque
Premier Empire (1804-1815)
Matières
Bronze, Métal
Dimensions (h × l × L)
0,49 x 0,35 x 0,16 m
Acquisition
1931-11-30
Ancien numéro d’inventaire
aucune marque Galle rue Vivienne à Paris Bled Horloger
Description
Bronze doré. Signé : "Galle rue Vivienne à Paris. Bled horloger".
Socle rectangulaire sur pieds à griffes orné sur la face d'applique : deux chevaux marins adossés et cygnes. Supportant une borne où s'inscrit le cadran émaillé ; fontaine, surmontée de 2 dauphins. A côté : une femme assise prenant une coupe tendue par l'amour.
Historique
L'horloge est acquise le 28 octobre 1931 pour la somme de 5500 francs à "Daguet & Borreill, horloger de la présidence des ministères et des grandes administrations de l'Etat" (successeurs de la maison Robin, fondée en 1768). Elle est déposée depuis 1950 au Conseil constitutionnel.
A propos de des auteurs
Claude Galle (1759-1815)
Atelier actif sur deux générations : Claude Galle, maître horloger de 1786 à 1815, puis son fils Gérard-Jean de 1815 à sa faillite en 1846.

Claude Galle (1759-1815) devient l’un des plus importants bronziers de Paris de la fin du XVIIIe siècle au Premier Empire, employant au plus fort de l'activité, près de 400 artisans. Il est installé quai de la Monnaie (plus tard Quai de l’Unité), puis en 1805, 60 rue Vivienne. Il travaille avec une série d’artisans de premier plan comme Pierre-Philippe Thomire. Le garde-meuble de la Couronne, lui passe plusieurs commandes : la majorité des bronzes d’ameublement du Château de Fontainebleau pendant l’Empire. Il reçoit de nombreuses commandes impériales, pour des lumières, boîtes de pendule, et vases pour les palais de Saint-Cloud, les Trianons, les Tuileries, Compiègne, et Rambouillet ; et fournit les palais italiens de Monte Cavallo à Rome et Stupinigi près de Turin.

Son fils, Gérard-Jean, après une carrière dans l’armée napoléonienne, reprend l’atelier en 1815. Il crée des œuvres exceptionnelles en bronze, s’appuyant souvent sur des originaux paternels. En 1819, lors de l’Exposition des produits de l’Industrie, il obtient la médaille d’argent pour ses horloges et luminaires en bronze. Il est fournisseur de la Couronne et de la haute aristocratie. La Révolution de Juillet 1830 et l’avènement de Louis-Philippe dégradent le contexte économique du secteur, l’artisan fait faillite et meurt en 1846. On trouve des réalisations de l'atelier au Mobilier national, au château de Malmaison et ou encore au Musée Marmottan.
Bibliographie
Dupuy-Baylet, Marie-France ; Schotter, Bernard ; Brejon de Lavergnée, Arnauld (1945-....), Pendules du mobilier national 1800-1870, Dijon : Faton, 2006., p.44
Dumonthier, Ernest (1863-192.?), Les Bronzes du mobilier national : pendules et cartels, Paris : Charles Massin, [s.d.]., p.20
Dumonthier "Cartels et Pendules du Mobilier National", pl. 53, n° 3
Par Daguet et Borreill.
Dupuy-Baylet (Marie-France), "Pendules du Mobilier national 1800-1870", Dijon, 2006, p. 44, notice 4.
Dossier d'oeuvre.