Devant de foyer Feu à galerie

Numéro d’inventaire
GML 438
Auteurs
Claude Galle
Style
Empire
Époque
Premier Empire (1804-1815)
Matières
Bronze, Métal
Dimensions (h × l × L)
20 x 113 x 7,5 cm
Ancien numéro d’inventaire
inv. des Tuileries : (1833) TU couronné 10710; (1856) TU 8084; jal. du Garde-Meuble (1874) 49872
Description
Feu à galerie, Premier Empire
Bronze ciselé, doré et vert antique

Description
2 socles rectangulaires horizontaux, plinthe à moulure cavet ; petite corniche, ornés sur la face d'une coupe ciselée en applique, surmontée d'un lion couché en sphynx bronze vert. Ces socles sont réunis par une traverse horizontale, même moulure et corniche, le fond orné d'un losange avec rosace madeleine et de 2 rosaces avec culot et palmette.

Historique
Bien que mentionné pour la première fois dans l’inventaire de 1816 du Palais des Tuileries, dans le premier salon de l’appartement de l’Intendant général du Trésor, ce feu fut très vraisemblablement produit sous le Premier Empire.
Les coupes représentées en symétrie sur les deux extrémités du feu se retrouvent dans d’autres productions de Claude Galle (voir le feu GML 5447), ce qui pourrait permettre d’attribuer l’œuvre à ce dernier.
A propos de l'auteur
Claude Galle (1759-1815)
Atelier actif sur deux générations : Claude Galle, maître horloger de 1786 à 1815, puis son fils Gérard-Jean de 1815 à sa faillite en 1846.

Claude Galle (1759-1815) devient l’un des plus importants bronziers de Paris de la fin du XVIIIe siècle au Premier Empire, employant au plus fort de l'activité, près de 400 artisans. Il est installé quai de la Monnaie (plus tard Quai de l’Unité), puis en 1805, 60 rue Vivienne. Il travaille avec une série d’artisans de premier plan comme Pierre-Philippe Thomire. Le garde-meuble de la Couronne, lui passe plusieurs commandes : la majorité des bronzes d’ameublement du Château de Fontainebleau pendant l’Empire. Il reçoit de nombreuses commandes impériales, pour des lumières, boîtes de pendule, et vases pour les palais de Saint-Cloud, les Trianons, les Tuileries, Compiègne, et Rambouillet ; et fournit les palais italiens de Monte Cavallo à Rome et Stupinigi près de Turin.

Son fils, Gérard-Jean, après une carrière dans l’armée napoléonienne, reprend l’atelier en 1815. Il crée des œuvres exceptionnelles en bronze, s’appuyant souvent sur des originaux paternels. En 1819, lors de l’Exposition des produits de l’Industrie, il obtient la médaille d’argent pour ses horloges et luminaires en bronze. Il est fournisseur de la Couronne et de la haute aristocratie. La Révolution de Juillet 1830 et l’avènement de Louis-Philippe dégradent le contexte économique du secteur, l’artisan fait faillite et meurt en 1846. On trouve des réalisations de l'atelier au Mobilier national, au château de Malmaison et ou encore au Musée Marmottan.
Bibliographie
-Dupuy-Baylet (Marie-France), "L'Heure, le Feu, la Lumière. Les bronzes du Mobilier national 1800-1870", Dijon, 2010, p. 153, notice 83.
-Sarmant (Thierry) (dir.). Palais disparus de Napoléon : Tuileries, Saint-Cloud, Meudon. [Exposition, Paris, Galerie des Gobelins, 15 septembre 2021 au 15 janvier 2022], Paris : In fine, 2021, p. 353.