Pendule borne

Numéro d’inventaire
GML 4926
Auteurs
Claude Galle
Année de conception
1832
Style
Restauration
Types
Horloge, Objet décoratif
Époque
Restauration (1815-1830)
Matières
Bronze, Métal
Dimensions (h × l × L)
34 x 18,5 x 12,7 cm
Acquisition
1936-06-03
Ancien numéro d’inventaire
Jal du Garde-Meuble : ((1832) 35942 Inv. des Tuileries : 1833) TU couronné 6412 Inv. du ministère d'Etat : (1855) TME 1574 Inv. du Ministère de la Maison de l'empereur : (1866) MIN 2008
Description
Pendule en forme de borne rectangulaire en bronze patiné. Socle rectangulaire monté sur quatre patins en console à rosaces, moulure ciselée. Fût uni. Cadran guilloché à lunette moletée et dorée. Verre légèrement bombé. Au sommet, une lampe romaine, au milieu de laquelle est agenouillée une femme ailée en bronze doré.
Historique
Galle, fabricant de bronze rue de Richelieu, fournit au Garde-Meuble cette pendule le 5 novembre 1832. Elle est envoyée aux Tuileries dès 1832. En 1855, elle est présente au ministère d’État place du Carrousel.
A propos de l'auteur
Claude Galle (1759-1815)
Atelier actif sur deux générations : Claude Galle, maître horloger de 1786 à 1815, puis son fils Gérard-Jean de 1815 à sa faillite en 1846.

Claude Galle (1759-1815) devient l’un des plus importants bronziers de Paris de la fin du XVIIIe siècle au Premier Empire, employant au plus fort de l'activité, près de 400 artisans. Il est installé quai de la Monnaie (plus tard Quai de l’Unité), puis en 1805, 60 rue Vivienne. Il travaille avec une série d’artisans de premier plan comme Pierre-Philippe Thomire. Le garde-meuble de la Couronne, lui passe plusieurs commandes : la majorité des bronzes d’ameublement du Château de Fontainebleau pendant l’Empire. Il reçoit de nombreuses commandes impériales, pour des lumières, boîtes de pendule, et vases pour les palais de Saint-Cloud, les Trianons, les Tuileries, Compiègne, et Rambouillet ; et fournit les palais italiens de Monte Cavallo à Rome et Stupinigi près de Turin.

Son fils, Gérard-Jean, après une carrière dans l’armée napoléonienne, reprend l’atelier en 1815. Il crée des œuvres exceptionnelles en bronze, s’appuyant souvent sur des originaux paternels. En 1819, lors de l’Exposition des produits de l’Industrie, il obtient la médaille d’argent pour ses horloges et luminaires en bronze. Il est fournisseur de la Couronne et de la haute aristocratie. La Révolution de Juillet 1830 et l’avènement de Louis-Philippe dégradent le contexte économique du secteur, l’artisan fait faillite et meurt en 1846. On trouve des réalisations de l'atelier au Mobilier national, au château de Malmaison et ou encore au Musée Marmottan.
Bibliographie
Dupuy-Baylet (Marie-France), De bronze et de cristal, 2020, p.108-109