Chenet Feu en deux parties

Numéro d’inventaire
GML 5447
Auteurs
Claude Galle
Année de conception
1809
Style
Empire
Époque
Premier Empire (1804-1815)
Matières
Bronze, Métal
Dimensions (h × l × L)
19,5 x 26,7 x 6 cm
Acquisition
1939-02-22
Ancien numéro d’inventaire
inv. du Trianon : (1818) 1899; jal. du Garde-Meuble : (1829) 21121; inv. de l'hôtel de la Conservation du Mobilier : C du M 581; inv. de l'Elysée : (1894) EN 2438
Description
Feu en deux partie, vers 1809
Bronze doré.

Description
Socle rectangulaire horizontal uni, sur base rectangulaire moulurée en doucine, orné d'un flambeau et d'une couronne enlacés et d'une coupe godronnée sur pied.

Historique
Ce feu fut livré par Claude Galle selon le mémoire du 23 décembre 1809, pour la chambre à coucher n° 6 du Palais de Trianon. Il quittera cet emplacement en 1829 et sera également utilisé au Palais de l’Elysée.
La coupe centrale en bas-relief présente au centre de chaque partie du feu se retrouve sur d’autres pièces livrées par Claude Galle ou conservées au Mobilier national (voir GML 438).
A propos de l'auteur
Claude Galle (1759-1815)
Atelier actif sur deux générations : Claude Galle, maître horloger de 1786 à 1815, puis son fils Gérard-Jean de 1815 à sa faillite en 1846.

Claude Galle (1759-1815) devient l’un des plus importants bronziers de Paris de la fin du XVIIIe siècle au Premier Empire, employant au plus fort de l'activité, près de 400 artisans. Il est installé quai de la Monnaie (plus tard Quai de l’Unité), puis en 1805, 60 rue Vivienne. Il travaille avec une série d’artisans de premier plan comme Pierre-Philippe Thomire. Le garde-meuble de la Couronne, lui passe plusieurs commandes : la majorité des bronzes d’ameublement du Château de Fontainebleau pendant l’Empire. Il reçoit de nombreuses commandes impériales, pour des lumières, boîtes de pendule, et vases pour les palais de Saint-Cloud, les Trianons, les Tuileries, Compiègne, et Rambouillet ; et fournit les palais italiens de Monte Cavallo à Rome et Stupinigi près de Turin.

Son fils, Gérard-Jean, après une carrière dans l’armée napoléonienne, reprend l’atelier en 1815. Il crée des œuvres exceptionnelles en bronze, s’appuyant souvent sur des originaux paternels. En 1819, lors de l’Exposition des produits de l’Industrie, il obtient la médaille d’argent pour ses horloges et luminaires en bronze. Il est fournisseur de la Couronne et de la haute aristocratie. La Révolution de Juillet 1830 et l’avènement de Louis-Philippe dégradent le contexte économique du secteur, l’artisan fait faillite et meurt en 1846. On trouve des réalisations de l'atelier au Mobilier national, au château de Malmaison et ou encore au Musée Marmottan.
Bibliographie
Dupuy-Baylet (Marie-France), "L'Heure, le Feu, la Lumière. Les bronzes du Mobilier national 1800-1870", Dijon, 2010, p. 130, notice 67.