- Description
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Socle rectangulaire aux extrémités arrondies avec ressaut central aux coins ronds. Le tout repose sur huit pieds toupies. Le socle en marbre blanc est décoré d’appliques en fond creux sur la face avant figurant des acanthes et myrtilles, et aux extrémités, des moulures à décor de rais de cœur et perles sont disposées. La partie supérieure du socle, également en marbre blanc, reprend la découpe de la partie inférieure et se surélève en son milieu pour soutenir la boîte en forme de tambour cylindrique fermée par un verre bombé. Le cadran en émail blanc est signé "Grébert à Paris". Deux figures féminines à demi agenouillées encadrent le cadran. A gauche, l’Astronomie, un livre à la main et à ses pieds un globe, une longue vue, un livre, un rouleau, une plume et une branche de chêne ; à droite, la Sculpture, tenant un rouleau, un compas, un fil à plomb, une équerre et enfin une branche de laurier. Au sommet de la pendule, un génie jouant de la trompette, allégorie de la Victoire, est assis sur des nuages. L’inventaire du salon d’attente des Petits appartements de l’empereur au rez-de-chaussée de l’Elysée précise que cette pendule était originellement « garnie de sa cage en verre bombé, posée sur un plateau de bois noirci ».
- Historique
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Pendule dont le mouvement a été exécuté par l'horloger Grébert.
Livrée vers 1806 au palais de l'Élysée. L'Élysée était depuis 1805 la propriété de Joachim Murat (1767-1815) et de son épouse Caroline Bonaparte (1782-1839), qui le firent remeubler et l'occupèrent jusqu'à leur départ pour Naples en 1808.
Décrite en 1808 dans le salon d'attente des petits appartements, au rez-de-chaussée, à l'emplacement de l'actuel escalier de l'aile est (AN, O/2/721, f° 2 v°, s.n.) ; en 1809, dans la même pièce appelée le petit salon d'attente des petits appartements de l'empereur (AN, O/2/705, f° 44 v°, n° 163) ; en 1813, dans la même pièce appelée le salon d'attente (AN, AJ/19/92, n.p., s.n.) ; en 1817, dans le premier salon du grand appartement, au rez-de-chaussée (AN, AJ/19/78 et AN, O/3/2024) ; en 1894, dans la quatrième chambre à coucher de l'appartement de l'inspecteur général (Arch. Mob. nat., M214, f° 6 v°, n° 2148).
Versée au Mobilier national, le 2 février 1955, par le palais de l'Élysée (Arch. Mob. nat., inventaire de la lustrerie, vol. 3, p. 240, n° 7036).
Laissée en dépôt de 1955 à 1961 au palais de l'Élysée.
Présentée du 25 mars au 13 décembre 2015 à la Galerie des Gobelins, dans l'exposition "L'esprit et la main : héritage et savoir-faire des ateliers de restauration du Mobilier national".
On connaît de l'ameublement du salon d'attente des petits appartements du palais de l'Élysée sous Murat en 1808 le canapé (Mobilier national, GMT 7867),
peut-être le guéridon (Mobilier national, GME 3356) et la pendule (Mobilier national, GML 7036).
- Bibliographie
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- Naffah-Bayle, Christiane ; Lazaj, Jehanne ; Barbaret, hervé ; Bideau, Isabelle , L'Esprit et la main : Héritage et savoir-faire des ateliers de restauration du Mobilier national : [exposition, Paris, Galerie des Gobelins, 27 mars - 13 décembre 2015], Paris, Gourcuff Gradenigo, 2015, 302 p., p. 61
Bardey, Madeleine ; Verlet, Pierre ; École du Louvre (Paris, France ; 1882-....), Le Mobilier des Murat et de Napoléon Ier au palais de l'Élysée : [Mémoire de recherche approfondie : École du Louvre (Paris) : 1968], Paris : École du Louvre, 1968., p. t. 1, 2e partie, p. 60-61
Dumonthier (Ernest), Les bronzes du Mobilier National, 1911, planche 24 n° 2.
Dupuy-Baylet (Marie-France), "Les pendules Murat", Revue des Monuments Historiques, n°190, 1993, p.27 et 44.
Dupuy-Baylet (Marie-France), De bronze et de cristal, 2020, p.42-45