Bras de lumière

Numéro d’inventaire
GML 7600/001
Auteurs
Claude Galle
Style
Empire
Types
Applique, Luminaire
Époque
Premier Empire (1804-1815)
Matières
Bronze, Métal
Dimensions (h × l × L)
22 x 31 x 20 cm
Acquisition
1956-12-17
Ancien numéro d’inventaire
Inv. de Trianon : (1818) 705 Jal. du Garde-Meuble : (1829) 20751 Inv. de l'Elysée : EB 419 ; (1855) EN 182 Inv. de Rambouillet : (1894) R 346
Description
Platine circulaire à tête de lion tenant dans sa gueule un anneau portant quatre branches en S terminées en tête de cygne et en cornet avec bassin, binet et bobèche. Equipée de fausses bougies.

Historique :
Claude Galle livre le 23 décembre 1809 au Garde-meuble cette applique (à l'origine une paire) pour la chambre n°1 de Trianon-sous-Bois. Elle quitte ce lieu en juin 1829 pour le Garde-meuble. Elle est présente en 1855 dans le cabinet de toilette de l’empereur à l’Elysée.
Bras à quatre lumières.
A propos de l'auteur
Claude Galle (1759-1815)
Atelier actif sur deux générations : Claude Galle, maître horloger de 1786 à 1815, puis son fils Gérard-Jean de 1815 à sa faillite en 1846.

Claude Galle (1759-1815) devient l’un des plus importants bronziers de Paris de la fin du XVIIIe siècle au Premier Empire, employant au plus fort de l'activité, près de 400 artisans. Il est installé quai de la Monnaie (plus tard Quai de l’Unité), puis en 1805, 60 rue Vivienne. Il travaille avec une série d’artisans de premier plan comme Pierre-Philippe Thomire. Le garde-meuble de la Couronne, lui passe plusieurs commandes : la majorité des bronzes d’ameublement du Château de Fontainebleau pendant l’Empire. Il reçoit de nombreuses commandes impériales, pour des lumières, boîtes de pendule, et vases pour les palais de Saint-Cloud, les Trianons, les Tuileries, Compiègne, et Rambouillet ; et fournit les palais italiens de Monte Cavallo à Rome et Stupinigi près de Turin.

Son fils, Gérard-Jean, après une carrière dans l’armée napoléonienne, reprend l’atelier en 1815. Il crée des œuvres exceptionnelles en bronze, s’appuyant souvent sur des originaux paternels. En 1819, lors de l’Exposition des produits de l’Industrie, il obtient la médaille d’argent pour ses horloges et luminaires en bronze. Il est fournisseur de la Couronne et de la haute aristocratie. La Révolution de Juillet 1830 et l’avènement de Louis-Philippe dégradent le contexte économique du secteur, l’artisan fait faillite et meurt en 1846. On trouve des réalisations de l'atelier au Mobilier national, au château de Malmaison et ou encore au Musée Marmottan.
Bibliographie
Dupuy-Baylet (Marie-France), De bronze et de cristal, 2020, p.320, n°167