Bras de lumière

Numéro d’inventaire
GML 88/002
Auteurs
Claude Galle
Style
Empire
Types
Applique, Luminaire
Époque
Premier Empire (1804-1815)
Matières
Bronze, Métal
Dimensions (h × l × L)
0,39 x 0,22 x 0,12 m
Ancien numéro d’inventaire
Inv. du Petit Trianon : (1818) 267 Jal. du Garde-Meuble : (1829) 21119 (barré) ; (1876) 52757 Autres marques : M 526 (barré) ; 395 (barré)
Description
Patère faite d'une torche demi-circulaire à base en pomme de pin surmontée d'un culot d'acanthes bagues et étoiles sur la hauteur ; sommet évasé à rinceaux et palmettes bord à godrons et flammes découpées. En angle et à l'emplacement d'une double bague : deux bras en cor chantournés en doucine, la base roulée et terminée en tête d'aigle ; le pourtour à feuille d'eau et une volute en métal rond à rosace. Equipée à l'électricité, coupelles et bougies en verre.

Historique :
Claude Galle livre au Garde-meuble pour le Petit Trianon le 25 juin 1805 la paire GML/88/1 et 2. Elle est envoyée le 26 juin 1805 et est en 1807 dans les réserves. De 1809 à août 1829, la paire est située dans le salon de l’appartement n°9. Après leur retour au Garde-meuble, elle part pour Meudon d’où elle rentre en juin 1876.
Bras à deux lumières.
A propos de l'auteur
Claude Galle (1759-1815)
Atelier actif sur deux générations : Claude Galle, maître horloger de 1786 à 1815, puis son fils Gérard-Jean de 1815 à sa faillite en 1846.

Claude Galle (1759-1815) devient l’un des plus importants bronziers de Paris de la fin du XVIIIe siècle au Premier Empire, employant au plus fort de l'activité, près de 400 artisans. Il est installé quai de la Monnaie (plus tard Quai de l’Unité), puis en 1805, 60 rue Vivienne. Il travaille avec une série d’artisans de premier plan comme Pierre-Philippe Thomire. Le garde-meuble de la Couronne, lui passe plusieurs commandes : la majorité des bronzes d’ameublement du Château de Fontainebleau pendant l’Empire. Il reçoit de nombreuses commandes impériales, pour des lumières, boîtes de pendule, et vases pour les palais de Saint-Cloud, les Trianons, les Tuileries, Compiègne, et Rambouillet ; et fournit les palais italiens de Monte Cavallo à Rome et Stupinigi près de Turin.

Son fils, Gérard-Jean, après une carrière dans l’armée napoléonienne, reprend l’atelier en 1815. Il crée des œuvres exceptionnelles en bronze, s’appuyant souvent sur des originaux paternels. En 1819, lors de l’Exposition des produits de l’Industrie, il obtient la médaille d’argent pour ses horloges et luminaires en bronze. Il est fournisseur de la Couronne et de la haute aristocratie. La Révolution de Juillet 1830 et l’avènement de Louis-Philippe dégradent le contexte économique du secteur, l’artisan fait faillite et meurt en 1846. On trouve des réalisations de l'atelier au Mobilier national, au château de Malmaison et ou encore au Musée Marmottan.
Bibliographie
Dumonthier, Ernest, Les bronzes du Mobilier national : bronzes d'éclairage et de chauffage, Paris : Charles Massin, [1912].
Dupuy-Baylet (Marie-France), De bronze et de cristal, 2020, p.315, n°162