Aiguière

Numéro d’inventaire
GML 9887/001
Auteurs
Claude Galle
Époque
Consulat (1799-1804)
Matières
Bronze, Métal, Marbre, Pierre
Dimensions (h × l × L)
0,61 x 0,225 x 0,14 m
Acquisition
1989-06-16
Ancien numéro d’inventaire
aucune marque
Description
Bronze doré et patiné, marbre griotte.
Base de griotte rouge d'Italie. Aiguière bronze médaille avec bronze doré, femme ailée en gaine, tête d'enfants à la base. Appliques et listels dorés, griffon serpents. Victoires garnis masques et fentes. Vers 1815.
Historique
D'une paire d'aiguières attribuée à Claude Galle, vers 1800.
D'une paire en place en 1909 au ministère des Finances, 93, rue de Rivoli (palais du Louvre), au 1er étage de l'hôtel du ministre, dans le salon de Famille (Midi 51).
Classée au titre des Monuments historiques le 23 avril 1909 (PM75000386). Entrée dans les collections du Mobilier national par versement du ministère des Finances le 16 juin 1989.
A propos de l'auteur
Claude Galle (1759-1815)
Atelier actif sur deux générations : Claude Galle, maître horloger de 1786 à 1815, puis son fils Gérard-Jean de 1815 à sa faillite en 1846.

Claude Galle (1759-1815) devient l’un des plus importants bronziers de Paris de la fin du XVIIIe siècle au Premier Empire, employant au plus fort de l'activité, près de 400 artisans. Il est installé quai de la Monnaie (plus tard Quai de l’Unité), puis en 1805, 60 rue Vivienne. Il travaille avec une série d’artisans de premier plan comme Pierre-Philippe Thomire. Le garde-meuble de la Couronne, lui passe plusieurs commandes : la majorité des bronzes d’ameublement du Château de Fontainebleau pendant l’Empire. Il reçoit de nombreuses commandes impériales, pour des lumières, boîtes de pendule, et vases pour les palais de Saint-Cloud, les Trianons, les Tuileries, Compiègne, et Rambouillet ; et fournit les palais italiens de Monte Cavallo à Rome et Stupinigi près de Turin.

Son fils, Gérard-Jean, après une carrière dans l’armée napoléonienne, reprend l’atelier en 1815. Il crée des œuvres exceptionnelles en bronze, s’appuyant souvent sur des originaux paternels. En 1819, lors de l’Exposition des produits de l’Industrie, il obtient la médaille d’argent pour ses horloges et luminaires en bronze. Il est fournisseur de la Couronne et de la haute aristocratie. La Révolution de Juillet 1830 et l’avènement de Louis-Philippe dégradent le contexte économique du secteur, l’artisan fait faillite et meurt en 1846. On trouve des réalisations de l'atelier au Mobilier national, au château de Malmaison et ou encore au Musée Marmottan.
Bibliographie
Bouilhet, Henri ; Bersani, Marie-Hélène ; Baudouin-Matuszek, Marie-Noëlle, Le patrimoine du Congrès du Parlement, Charenton-le-Pont : Flohic, 1996., p.41
DOSSIER D'OEUVRE.
Dupuy-Baylet (Marie-France), "L'Heure, le Feu, la Lumière. Les bronzes du Mobilier national 1800-1870", Dijon, 2010, p. 248, notice 134.