- Numéro d’inventaire
- GMMP 132/011
- Auteurs
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Camille Pernon
- Année de conception
- 1785
- Style
- Louis XVI
- Types
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Tissu précieux, Textile
- Époque
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Louis XVI (1774-1792)
- Matières
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Fils d’or et d’argent, Textile, Soie
- Dimensions (h × l × L)
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57,6 x 0 x 54 cm
- Acquisition
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Achat
- Ancien numéro d’inventaire
- Pas de sous-numérotation jusqu’en 2020 : identifié sous le générique GMMP 132.
- Description
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Dépècement de siège section carrée : assise constituée de 3 morceaux cousus ensemble. Lampas broché fond sergé par trame lancée reposant sur du taffetas.Gros de Tours broché fond bleu tissu bleu à double fond blanc broché soie et or, à dessins de médaillons quadrilobés présentant un bouquet de fleurs brodées.
- Historique
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Livré en 1785 par Camille Pernon (tissu pour tenture, lit, sièges, paravent, écran), le lampas est employé le 26 avril 1786 dans la Chambre de la reine à Versailles (non apprécié) ; puis en 1787 par le tapissier Claude-François Capin pour la Chambre de la reine à Fontainebleau. Il est renvoyé en l’an IV (1796-1797) au magasin du Garde-Meuble. Durant le Directoire, il fait partie du meuble employé pour couvrir les sièges de Cambacérès et de Lebrun.
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A propos de
l'auteur
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Camille Pernon (03 novembre 1753 - 03 décembre 1808)
En 1771, Camille Pernon fait ses débuts dans l'entreprise familiale fondée en 1680 par son arrière-grand-père. Grand fabriquant négociant de soieries, il est aussi reconnu comme ambassadeur de la Grande Fabrique auprès des pays européens. Il réalise des décors pour Marie-Antoinette et Louis XVI, mais aussi pour des puissantes cours en Europe. Il a collaboré avec François Grognard, Philippe La Salle, ou Joseph-Marie Jacquard qui fait ses premiers essais sur les métiers de la manufactures de Pernon.
A la fin du XVIIIe et au début du XIXe, Camille Pernon travaille avec des grands noms de la décoration, comme Jean-Démosthène Dugourc, Alexandre-Théodore Brongniart, Nanteuil, ou la maison Bouvard. Pernon devient le principal fournisseur des soieries du Consulat et du début de l'Empire, Napoléon le considère comme le "meilleur à Lyon". Il réalise notamment des ensembles pour Saint-Cloud.
Dès 1806, Pernon reçoit une grande commande de décors pour le futur palais de Versailles. Cependant, accusé de fabrication non-conforme, ce scandale l'oblige à se retirer en 1807. Il cède sa manufacture aux frères Grand.
- Bibliographie
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Les Fastes du pouvoir, cat. exp., Paris, 2007.
Soieries de Lyon. Commandes royales au XVIIIe siècle (cat. exp.) Lyon, 1988, n°34.