- Numéro d’inventaire
- GMMP 136
- Auteurs
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Camille Pernon
- Année de conception
- 1802
- Style
- Directoire - Consulat
- Types
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Tissu précieux, Textile
- Époque
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Consulat (1799-1804)
- Matières
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Fils d’or et d’argent, Textile, Soie
- Dimensions (h × l × L)
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0 x 0,28 x 0,287 m
- Acquisition
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Achat
- Ancien numéro d’inventaire
- Pas de sous-numérotation jusqu'en 2021 : identifié sous le générique GMMP 136
- Description
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Un écoinçon pour tenture en brocart or à fond satin bleu, dessin à branches d’olivier et de chêne.
- Historique
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Ce damas fut commandé pour la Salle des Ministres du palais de Saint-Cloud par le général Duroc au soyeux lyonnais Camille Pernon en 1802. Le projet d'utilisation de ces étoffes dans cet espace ne fut pas réalisé. En 1806, on envisagea de les employer dans le "cabinet de Sa Majesté aux Tuileries" et le 11 septembre 1806, une nouvelle commande d'étoffes fut passée à Pernon pour achever complètement l'ameublement des appartements et subvenir aux accidents. C'est pour le Grand Cabinet de l'Empereur aux Tuileries que l'ensemble de la commande de l'an X fut utilisé en 1807. Ces étoffes furent utilisées par le tapissier Andry pour confectionner une tenture en deux parties, six portières en deux parties, deux rideaux de croisée, la garniture de deux fauteuils meublants, vingt-quatre ployants, un paravent, un écran en bois sculpté et doré. Sur les métrages restants au Garde-Meuble, le tapissier Flamand confectionna en 1810 une tenture et la garniture d'un ensemble de sièges pour le Troisième Salon de l'Appartement du Prince Souverain n°1 et une tenture pour l'Appartement du Prince Souverain n°2 à Fontainebleau.
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A propos de
l'auteur
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Camille Pernon (03 novembre 1753 - 03 décembre 1808)
En 1771, Camille Pernon fait ses débuts dans l'entreprise familiale fondée en 1680 par son arrière-grand-père. Grand fabriquant négociant de soieries, il est aussi reconnu comme ambassadeur de la Grande Fabrique auprès des pays européens. Il réalise des décors pour Marie-Antoinette et Louis XVI, mais aussi pour des puissantes cours en Europe. Il a collaboré avec François Grognard, Philippe La Salle, ou Joseph-Marie Jacquard qui fait ses premiers essais sur les métiers de la manufactures de Pernon.
A la fin du XVIIIe et au début du XIXe, Camille Pernon travaille avec des grands noms de la décoration, comme Jean-Démosthène Dugourc, Alexandre-Théodore Brongniart, Nanteuil, ou la maison Bouvard. Pernon devient le principal fournisseur des soieries du Consulat et du début de l'Empire, Napoléon le considère comme le "meilleur à Lyon". Il réalise notamment des ensembles pour Saint-Cloud.
Dès 1806, Pernon reçoit une grande commande de décors pour le futur palais de Versailles. Cependant, accusé de fabrication non-conforme, ce scandale l'oblige à se retirer en 1807. Il cède sa manufacture aux frères Grand.
- Bibliographie
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COURAL Jean, Soieries Empire du Mobilier national. Editions de la Réunion des musées nationaux, Paris, 1980. Notice 118, p. 366 à 373.