- Numéro d’inventaire
- GMMP 189
- Auteurs
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Camille Pernon
- Année de conception
- 1819
- Style
- Empire
- Types
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Tissu précieux, Textile
- Époque
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Restauration (1815-1830)
- Matières
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Fils d’or et d’argent, Textile, Soie
- Dimensions (h × l × L)
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27,1 x 0 x 245,4 cm
- Description
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Bordure pour tenture, coupé en biais aux extrémités.
Brocart or et cramoisi fin broché 3 ors. Riche décor végétal en partie stylisé.
Frise composée de riches compartiments formés par des feuilles d’acanthe et des culots avec des branches d’olivier. Au milieu est une feuille de chêne (abeille en argent durant l’Empire). Le talon est or et vert, et est semé de rosaces.
- Historique
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La fabrication de ce brocart avait été prévue dans le budget de 1806 pour le Palais de Versailles, que l’Empereur songeait dès cette époque à réinstaller, en même temps que cinq autres meubles sans affectation précise. L'Empereur ayant momentanément renoncé à Versailles, les étoffes demeurèrent dans les magasins du Mobilier Impérial. À la Restauration, il est nécessaire de modifier les emblèmes impériaux. En 1821, le brocart est utilisé dans l’appartement de la duchesse de Berry aux Tuileries (pavillon Marsan). En 1825, une autre partie de ce tissu est utilisée pour le sacre de Charles X. En 1855 et 1867, ce brocart est présenté aux expositions industrielles.
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A propos de
l'auteur
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Camille Pernon (03 novembre 1753 - 03 décembre 1808)
En 1771, Camille Pernon fait ses débuts dans l'entreprise familiale fondée en 1680 par son arrière-grand-père. Grand fabriquant négociant de soieries, il est aussi reconnu comme ambassadeur de la Grande Fabrique auprès des pays européens. Il réalise des décors pour Marie-Antoinette et Louis XVI, mais aussi pour des puissantes cours en Europe. Il a collaboré avec François Grognard, Philippe La Salle, ou Joseph-Marie Jacquard qui fait ses premiers essais sur les métiers de la manufactures de Pernon.
A la fin du XVIIIe et au début du XIXe, Camille Pernon travaille avec des grands noms de la décoration, comme Jean-Démosthène Dugourc, Alexandre-Théodore Brongniart, Nanteuil, ou la maison Bouvard. Pernon devient le principal fournisseur des soieries du Consulat et du début de l'Empire, Napoléon le considère comme le "meilleur à Lyon". Il réalise notamment des ensembles pour Saint-Cloud.
Dès 1806, Pernon reçoit une grande commande de décors pour le futur palais de Versailles. Cependant, accusé de fabrication non-conforme, ce scandale l'oblige à se retirer en 1807. Il cède sa manufacture aux frères Grand.
- Bibliographie
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J. et Ch. Coural, Soieries Empire, Paris, RMN, 1980, notice n°3.