- Numéro d’inventaire
- GMMP 208
- Auteurs
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Camille Pernon
- Année de conception
- 1802
- Style
- Directoire - Consulat
- Types
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Tissu précieux, Textile
- Époque
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Consulat (1799-1804)
- Matières
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Fils d’or et d’argent, Textile, Soie
- Dimensions (h × l × L)
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0 x 50,5 x 12,5 cm
- Acquisition
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Achat
- Ancien numéro d’inventaire
- Pas de sous-numérotation jusqu'en 2022 : identifié sous le générique GMMP 208
- Description
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Bordures pour sièges de fauteuils, en damas trois couleurs triple corps fond cramoisi à deux liserés et brocart or sur satin et gros de Tours, dessin de fleurs de mauves sans listel.
Historique :
Ce damas est la première étoffe de la première commande de soieries adressée à Camille Pernon par le général Duroc, en l'an X (1802), d'après les ordres du Premier Consul. Il était destiné à la Salle du Conseil d'État au Palais de Saint-Cloud et y prit place quand elle devint la Salle du Trône.
Ces étoffes servirent à la confection d'une tenture en neuf parties, de huit cantonnières ou faux rideaux de décoration, quatre portières, et permirent de couvrir six fauteuils, six chaises et trente-six pliants. Le tout rentre au Garde-Meuble en 1826 et 1827. Le fauteuil du Trône exécuté d'après les dessins de Percier et de Fontaine pour les bois, et de Cartellier pour les pieds en bronze à tête d'Hercule, est aujourd'hui conservé au musée du Louvre. Une pièce de bordure brocart fut demandée par Pernon pour figurer à l'Exposition des Produits de l'Industrie française le 25 septembre 1806. D'autres coupons de bordures furent utilisés par le tapissier Gagnol en 1808 dans la Salle du Conseil de Fontainebleau, et par le tapissier Andry pour l'Antichambre de l'appartement de l'Empereur aux Tuileries. Enfin, en 1809, une commande complémentaire fut employée par Darac pour le Salon de l'Empereur (appelé ensuite Salon des Malachites) au Grand Trianon.
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A propos de
l'auteur
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Camille Pernon (03 novembre 1753 - 03 décembre 1808)
En 1771, Camille Pernon fait ses débuts dans l'entreprise familiale fondée en 1680 par son arrière-grand-père. Grand fabriquant négociant de soieries, il est aussi reconnu comme ambassadeur de la Grande Fabrique auprès des pays européens. Il réalise des décors pour Marie-Antoinette et Louis XVI, mais aussi pour des puissantes cours en Europe. Il a collaboré avec François Grognard, Philippe La Salle, ou Joseph-Marie Jacquard qui fait ses premiers essais sur les métiers de la manufactures de Pernon.
A la fin du XVIIIe et au début du XIXe, Camille Pernon travaille avec des grands noms de la décoration, comme Jean-Démosthène Dugourc, Alexandre-Théodore Brongniart, Nanteuil, ou la maison Bouvard. Pernon devient le principal fournisseur des soieries du Consulat et du début de l'Empire, Napoléon le considère comme le "meilleur à Lyon". Il réalise notamment des ensembles pour Saint-Cloud.
Dès 1806, Pernon reçoit une grande commande de décors pour le futur palais de Versailles. Cependant, accusé de fabrication non-conforme, ce scandale l'oblige à se retirer en 1807. Il cède sa manufacture aux frères Grand.
- Bibliographie
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Coural (Jean), Gastinel-Coural (Chantal), Paris, Mobilier national. Soieries Empire, 1980, n°2, p. 240 à 244.