- Numéro d’inventaire
- GMMP 209/001
- Auteurs
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Camille Pernon
- Année de conception
- 1805
- Style
- Empire
- Types
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Tissu précieux, Textile
- Époque
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Premier Empire (1804-1815)
- Matières
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Fils d’or et d’argent, Textile, Soie
- Dimensions (h × l × L)
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0 x 0 x 0 m
- Acquisition
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Achat
- Ancien numéro d’inventaire
- Pas de sous-numérotation jusqu’en 2020 : identifié sous le générique GMMP 209.
- Description
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Dépècement : bordure de portière et rideaux. Damas fond cramoisi broché or. Frise intercalant des grandes palmes et des étoiles or ; bordé de part est d'autre de frise végétale (plus importante à droite) et de bandes or.
- Historique
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Le meuble de velours pour la Chambre à coucher de l'Empereur Napoléon au Palais de Saint-Cloud, avait été commandé à Pernon par Lefuel, conservateur du Mobilier Impérial, sans avoir reçu au préalable l'accord du général Duroc, ce qui valut quelques aléas administratifs, changements de devis, retards. Le damas cramoisi commandé en même temps pour les portières et rideaux fut employé séparement. Dès l'an XII, le damas cramoisi est réservé pour la Salle du Trône des Tuileries (établie dans l'ancienne chambre du Roi dont le décor créé pour Louis XVI subsistait toujours) et une commande complémentaire fut adressée à Pernon. La Salle du Trône resta inchangée pendant les premières années de la Restauration à l'exception des rideaux de croisées qui furent renouvelés à l'été 1818.
Le damas cramoisi fut également employé dans la Salle du Conseil de Fontainebleau en 1805 et les rideaux restèrent en place jusqu'en 1964. La restitution du décor Empire de cette pièce fut achevée en 1972. Enfin, en 1808, des bordures pour rideaux en damas cramoisi sont aussi utilisées pour le Premier Salon de l'Empereur aux Tuileries.
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A propos de
l'auteur
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Camille Pernon (03 novembre 1753 - 03 décembre 1808)
En 1771, Camille Pernon fait ses débuts dans l'entreprise familiale fondée en 1680 par son arrière-grand-père. Grand fabriquant négociant de soieries, il est aussi reconnu comme ambassadeur de la Grande Fabrique auprès des pays européens. Il réalise des décors pour Marie-Antoinette et Louis XVI, mais aussi pour des puissantes cours en Europe. Il a collaboré avec François Grognard, Philippe La Salle, ou Joseph-Marie Jacquard qui fait ses premiers essais sur les métiers de la manufactures de Pernon.
A la fin du XVIIIe et au début du XIXe, Camille Pernon travaille avec des grands noms de la décoration, comme Jean-Démosthène Dugourc, Alexandre-Théodore Brongniart, Nanteuil, ou la maison Bouvard. Pernon devient le principal fournisseur des soieries du Consulat et du début de l'Empire, Napoléon le considère comme le "meilleur à Lyon". Il réalise notamment des ensembles pour Saint-Cloud.
Dès 1806, Pernon reçoit une grande commande de décors pour le futur palais de Versailles. Cependant, accusé de fabrication non-conforme, ce scandale l'oblige à se retirer en 1807. Il cède sa manufacture aux frères Grand.
- Bibliographie
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Dion-Tenenbaum, Anne ; Chevallier, Bernard (1943-2024) , 1810 : La politique de l'amour : Napoléon Ier et Marie-Louise à Compiègne : [exposition, Musée national du Palais impérial de Compiègne, 28 mars - 19 juillet 2010], Paris, Réunion des musées nationaux, 2010, 207 p., p.119
Dumonthier, Ernest (1863-19..) ; Masson, Frédéric (1847-1923), Étoffes d'ameublement de l’Époque napoléonienne, Paris : Charles Schlid, 1909., p.pl. 8
-Coural (Jean), Gastinel-Coural (Chantal), Paris, Mobilier national. Soieries Empire, 1980, notice n°18, p.92.
-Mobilier National, Dumonthier, Paris, Editions Massin, 1909, pl.2 n°1, pl.8 n°1 , pl.14 n°1; Dumonthier , 1914, pl.11.