- Description
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Tenture en trois lés de satin blanc brodé, en soie et chenille avec applications de taffetas couleur d'or. Dessin d'oiseaux, semé de fleurs, corbeilles et vases en partie basse.
- Historique
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Le décor est un des chefs-d'œuvre du dessinateur Bony. Il fut exécuté entre 1811 et 1812, par la maison Bissardon dont faisait partie Bony, et livré au Mobilier impérial le 24 octobre 1812, pour le petit salon de l'impératrice Marie-Louise, au Palais de Versailles.
La livraison comprenait 15 lés d'étoffe pour tenture murale, mesurant chacun 0,735m de large et 3,10 m de long et l'étoffe et des bordures de différentes largeurs nécessaires pour l'encadrement et la couverture d'un canapé, une bergère, huit fauteuils, six chaises, deux tabourets et un écran.
La maison Bissardon, Bony et Cie reçut la somme de 25154 francs pour la livraison de ce travail.
Comme pour les autres commandes impériales passées à partir de 1811 pour le renouveau du château de Versailles, ce meuble de satin brodé ne fut jamais utilisé et resta complet dans les magasins du Garde-Meuble jusqu'à la fin du XIXe siècle, à l'exception du damas blanc pour rideaux. Celui-ci fut employé en 1839 par le chasublier Biais et en 1842 par Leys à Trianon.
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A propos de
l'auteur
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Bissardon, Cousin et Bony (actifs au début du XIXe siècle)
Manufactures de soieries fondée à Lyon par le peintre et brodeur Jean-François Bony (1754-1827) et ses deux associés, Bissardon et Cousin. A la suite d'un commande passée pour meubler le château de Meudon, Bony s'associe entre 1808 et 1809 à André Bissardon sous le nom de Bissardon & Cie Bony & Cie. Cette maison réalise une commande vestimentaire pour la Ville de Lyon destinée à l'impératrice Marie-Louise pour son mariage. En 1811, ils s'associent avec le cousin d'André Bissardon : Jean-Pierre Bissardon. Ainsi, la maison Bissardon, Cousin & Bony reste active jusqu'en 1815. Leur objectif étant de répondre aux commandes impériales de Napoléon I. Ils réalisent des commandes pour Versailles notamment les grands appartements de l'Impératrice. Les dettes de la fin de l'Empire et la mort en 1816 de Jean-Pierre Bissardon entrainent sûrement la fin de la manufacture.
- Bibliographie
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-Mobilier National, Dumonthier, Paris, Editions Massin, 1909, pl. 20, 21, 22, 23, n°3.