- Numéro d’inventaire
- GMMP 704/002
- Auteurs
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Camille Pernon
- Année de conception
- 1804
- Style
- Empire
- Types
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Tissu précieux, Textile
- Époque
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Premier Empire (1804-1815)
- Matières
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Soie, Textile
- Dimensions (h × l × L)
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0 x 24 x 32 cm
- Ancien numéro d’inventaire
- Pas de sous-numérotation jusqu’en 2020 : identifié sous le générique GMMP 704.
"INV. 18 / GMMP 704".
"(2)" sous-numérotation ajoutée au cours du récolement 2020
- Description
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Elément de bordure pour tenture. Section rectangulaire. L'une des bordures longitudinales est repliée au revers sur toute sa longueur, par-dessus une bande de renfort en textile écru ajoutée au niveau des broderies filés or. Velours pourpre chiné mordoré brun, brodé en or relevé de palmettes, étoiles et enroulements. Largeur motif : 240 mm.
- Historique
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Le meuble de velours destiné à l'origine à la Chambre à coucher de l'Empereur Napoléon au Palais de Saint-Cloud, avait été commandé à Pernon par Lefuel, conservateur du Mobilier Impérial, sans avoir reçu au préalable l'accord du général Duroc, ce qui valut quelques aléas administratifs, changements de devis, retards. C'est seulement en 1813 que les services du Mobilier Impérial remirent au tapissier Maigret la totalité des étoffes en velours chiné pour tenture et sièges afin de confectionner le décor et l'ameublement du Grand Cabinet de l'Empereur à Saint-Cloud qui reste en place jusqu'en 1839. Une fois rentré au Garde-Meuble, le mobilier est dépecé et les étoffes sont réutilisées pour le décor de la chambre de Napoléon à la Malmaison. En 1968, en raison d'un nouvel aménagement, les étoffes rentrèrent au Mobilier national.
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A propos de
l'auteur
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Camille Pernon (03 novembre 1753 - 03 décembre 1808)
En 1771, Camille Pernon fait ses débuts dans l'entreprise familiale fondée en 1680 par son arrière-grand-père. Grand fabriquant négociant de soieries, il est aussi reconnu comme ambassadeur de la Grande Fabrique auprès des pays européens. Il réalise des décors pour Marie-Antoinette et Louis XVI, mais aussi pour des puissantes cours en Europe. Il a collaboré avec François Grognard, Philippe La Salle, ou Joseph-Marie Jacquard qui fait ses premiers essais sur les métiers de la manufactures de Pernon.
A la fin du XVIIIe et au début du XIXe, Camille Pernon travaille avec des grands noms de la décoration, comme Jean-Démosthène Dugourc, Alexandre-Théodore Brongniart, Nanteuil, ou la maison Bouvard. Pernon devient le principal fournisseur des soieries du Consulat et du début de l'Empire, Napoléon le considère comme le "meilleur à Lyon". Il réalise notamment des ensembles pour Saint-Cloud.
Dès 1806, Pernon reçoit une grande commande de décors pour le futur palais de Versailles. Cependant, accusé de fabrication non-conforme, ce scandale l'oblige à se retirer en 1807. Il cède sa manufacture aux frères Grand.
- Bibliographie
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J. et Ch. Coural, Soieries Empire, Paris, RMN, 1980, notice n°18, p. 92-101