Soierie Bordure pour siège du cabinet de repos de l'appartement de l'Impératrice au Palais de Versailles

Numéro d’inventaire
GMMP 731/005
Auteurs
Bissardon, Cousin et Bony
Année de conception
1812
Style
Empire
Types
Tissu précieux, Textile
Époque
Premier Empire (1804-1815)
Matières
Soie, Textile
Dimensions (h × l × L)
0 x 6,33 x 0,05 m
Acquisition
Achat
Ancien numéro d’inventaire
Pas de sous-numérotation jusqu’en 2020 : identifié sous le générique GMMP 731.
Description
Long métrage de bordure pour siège. Velours de soie coupé et ciselé vert, le dessin en velours frisé et satin vert clair formant réserves pour être rebrodées en or et chenille de diverses couleurs. Le dessin représente une frise d'ornements alternés : suite de culots, losanges et feuillages. Largeur du motif : 34 mm.

Historique :
Ce meuble fut commandé à Bissardon, Cousin et Bony en 1811, pour le cabinet de repos de l'Impératrice au Palais de Versailles. Les réserves en satin formant le fond du dessin devaient être rebrodées en or et chenille et un panneau fut exécuté pour permettre de juger de l'effet produit.
Douze à quatorze mois étaient prévus pour le temps de fabrication. Si les étoffes furent envoyées en octobre 1812 au Garde-Meuble, le meuble ne fut jamais brodé ni utilisé sous l'Empire ni la Restauration. C'est seulement en 1838 que plusieurs métrages furent employés pour l'Elysée pour la première fois, puis à nouveau en 1849, alors que le Palais était devenu la résidence du Prince-Président Louis-Napoléon Bonaparte.
A propos de l'auteur
Bissardon, Cousin et Bony (actifs au début du XIXe siècle)
Manufactures de soieries fondée à Lyon par le peintre et brodeur Jean-François Bony (1754-1827) et ses deux associés, Bissardon et Cousin. A la suite d'un commande passée pour meubler le château de Meudon, Bony s'associe entre 1808 et 1809 à André Bissardon sous le nom de Bissardon & Cie Bony & Cie. Cette maison réalise une commande vestimentaire pour la Ville de Lyon destinée à l'impératrice Marie-Louise pour son mariage. En 1811, ils s'associent avec le cousin d'André Bissardon : Jean-Pierre Bissardon. Ainsi, la maison Bissardon, Cousin & Bony reste active jusqu'en 1815. Leur objectif étant de répondre aux commandes impériales de Napoléon I. Ils réalisent des commandes pour Versailles notamment les grands appartements de l'Impératrice. Les dettes de la fin de l'Empire et la mort en 1816 de Jean-Pierre Bissardon entrainent sûrement la fin de la manufacture.
Bibliographie
Coural (Jean), Gastinel-Coural (Chantal), Paris, Mobilier national. Soieries Empire, 1980, n°22, p.108-111.
Cat. exp. Beauvais, 1981, notice 17.
Cat. exp. Lyon, 1982.
Cat. exp. Firenze, pal. Pitti, 1988, notice 10, p.46.
Cat. exp. Soies tissées, soies brodées chez l’Impératrice Joséphine, La Malmaison, 2002, notice 7 p.54.
Cat. exp. The age of Napoleon, New-York, Metropolitan Museum, 1989, p. 171.
Bouzard, La soierie lyonnaise du XVIIIe au XXe siècle dans les collections du Musée des tissus de Lyon, ELAH – éditions lyonnaises d'art et d'histoire, Lyon, 2000.