Soierie Bordure velours jaune, fond vert, à décor de losanges et culots, pour le Palais de Versailles

Numéro d’inventaire
GMMP 763/002
Auteurs
Chuard
Année de conception
1812
Style
Empire
Types
Tissu précieux, Textile
Époque
Premier Empire (1804-1815)
Matières
Soie, Textile
Dimensions (h × l × L)
0 x 1,807 x 0,148 m
Acquisition
Achat
Ancien numéro d’inventaire
Pas de sous-numérotation jusqu’en 2020 : identifié sous le générique GMMP 763.
Description
Dépècement de bordure de sièges. Le bord inférieur présente une lisière. Soie, velours ciselé coupé, jaune n°2, fond satin vert bleu n°3. Décor en frise de culots et de feuillages, encadrée de deux bandes : l'une plus large en-dessous et l'autre plus étroite au-dessus.

Historique :
Ensemble de bordures commandées à Chuard et Cie en 1811, pour deux salons d'appartements de ministres ou de grands officiers, à Versailles. Ces bordures ne furent pas employées sous l'Empire mais trouvèrent une destination dès la première Restauration. Elles furent utilisées en juillet 1814 au Palais Bourbon, pour le Prince de Condé ; en 1819, elles furent également employées au Palais de Saint-Cloud, pour le Premier Salon du duc d'Angoulême qui, de 1820 à 1824, sera celui de la duchesse de Berry.
Les bordures accompagnaient un cannetillé vert utilisé pour la tenture, les draperies de croisée, les festons et écharpes, ainsi que pour couvrir un ensemble de sièges composé d'un canapé, deux bergères, huit fauteuils en bois sculpté et doré, six chaises en acajou pieds avec feuilles et sabots dorés, et un écran en acajou.
En 1833, de nouveaux métrages des bordures furent utilisés aux Tuileries, pour l'ameublement du Salon du Roi des Belges ; puis en 1837 à Fontainebleau, dans la chambre à coucher située au rez-de-chaussée de l'aile Louis XV.
A propos de l'auteur
Chuard (maison active au début du XIXe siècle)
Cette maison lyonnaise et ancêtre de la maison Prelle, marchand et fabriquant d'étoffes de soie, a été fondée en 1810 par Jean-Marie Chuard. Il travaillait déjà depuis 1796 avec Bissardon et Cousin. En 1811 avec l'aide du préfet du Rhône, le compte de Bondy, la maison est reconnue par l'administration impériale. Plusieurs commandes pour les palais de Versailles et des Tuileries sont passées par l'Empereur et l'Impératrice. Sous la Restauration, Chuard & Cie connait un grand succès grâce aux textiles dans le domaine de la mode. En 1830, Jean-Marie Chuard laisse la société à son fils et à son neveu.
Bibliographie
Coural (Jean), Gastinel-Coural (Chantal), Paris, Mobilier national. Soieries Empire, 1980, n°32, p.125-127.