Soierie Bordures pour tenture, portières et cantonnières destinées au Troisième salon de l'Empereur à Versailles

Numéro d’inventaire
GMMP 780/001
Auteurs
Grand Frères
Année de conception
1813
Style
Empire
Types
Tissu précieux, Textile
Époque
Premier Empire (1804-1815)
Matières
Soie, Textile
Dimensions (h × l × L)
0 x 0,544 x 0,275 m
Acquisition
Achat
Ancien numéro d’inventaire
Pas de sous-numérotation jusqu’en 2020 : identifié sous le générique GMMP 780. "2592[tronqué] / Velours chin[tronqué] / Bord[re] cour[te] de [tronqué] / Gran[tronqué]" "INV 21 / GMMP 780" "050" (x2).
Description
Elément de bordure pour tenture, portières et cantonnières. De section rectangulaire, l'une des bordures longitudinales présente encore sa lisière. Velours de soie, fond blanc chiné nuée. Le dessin représente un tore de fruits et de fleurs. Une frise ornementale de palmettes forme un encadrement partiel. Largeur du motif : 240 mm.
Historique
Ce meuble n'a pas été utlisé sous l'Empire. À la Restauration, il a d'abord été réservé pour le Salon du Grand Couvert à Versailles puis, sous Charles X pour le Troisième Grand Salon du Roi, dans ce même château. Les projets du retour de la Cour à Versailles ayant été abandonnés, les étoffes sont demeurées dans les magasins du Garde-Meuble jusqu'au Second Empire. En octobre et novembre 1858 des métrages de bordures ont été confiés à l'atelier central du Garde-Meuble pour Fontainebleau. Ces étoffes étaient destinées à l'ancienne chambre à coucher de Napoléon Ier - située dans les petits appartements du rez-de-chaussée, dont le décor n'a pas été modifié depuis l'Empire. Ce décor, encore en place aujourd'hui, comprend une tenture en damas blanc encadrée de bordures de velours chiné, un décor de lit (rideaux, pentes, lambrequins, chevets, dessus de lit) en velours chiné, et la garniture d'un ensemble de sièges (canapé, une bergère, quatre fauteuils, deux chaises, un écran et un paravent) en velours. Enfin en 1863, une sortie de bordures est mentionnée pour l'appartement 223 à Fontainebleau ; en 1858 à Compiègne pour un appartement secondaire ; et en 1930 pour l'appartement de l'Administrateur du Mobilier national.
A propos de l'auteur
Grand Frères (1807-1871)
Reprenant la manufacture lyonnaise de Camille Pernon en 1807 à la suite d'un scandale, les frères Grand (Jean-Baptiste, dit Jean-Etienne, et Jean-Zacharie) renomment la manufacture Grand Frères en 1808. Ils reçurent en 1808 des commandes officielles pour le palais de Versailles et notamment la salle du Trône. Mais aussi d'autres commandes prestigieuses pour Saint-Cloud, Meudon, Fontainebleau ou les Tuileries. Ils poursuivent leur travail pour le Mobilier impérial jusqu'à la fin de l'Empire.
Dès 1830, ils produisent des nouveaux produits en lien avec la révolution industrielle. Ils livrent la cour de Napoléon III, puis cède la manufacture en 1870 aux familles Tassinari et Chatel.
Bibliographie
Coural (Jean), Gastinel-Coural (Chantal), Paris, Mobilier national. Soieries Empire, 1980, n°21, p. 107-108.
Dumonthier (Ernest), Mobilier national. Etoffes d’ameublement de l’époque napoléonienne, 1909, pl. 30, n°4 et pl. 31.