- Description
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Fauteuil en bois doré.
Pieds antérieurs tournés en double balustre, les deux renflements séparés par une bague. Pieds postérieurs à l'étrusque.
Ceinture trapézoïdale à devanture convexe. Traverses à fond creux, deux fleurettes sur les latérales, trois sur la devanture. Dés saillants à fleurettes.
Supports d'accotoir en cavet, face et côtés à fond creux, base quadrangulaire à fond creux.
Accotoirs droits garnis de manchettes, moulurés ; tête en volute relevée d'une feuille nervurée, raccord en culot de lotus.
Dossier rectangulaire dégagé, face et côtés à fond creux. Traverse supérieure à fond creux renversé, trois rosaces dont une centrale flanquée de culot de palmettes.
Siège et dossier à épaisseur sans ressorts.
- Historique
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Fauteuil exécuté au début du XIXe siècle.
Présent sous le Premier Empire au palais de Meudon, et placé dans la chambre à coucher d'un appartement de prince (étiquette manuscrite). Encore présent sous Louis XVIII (marque au fer). Décrit en 1832, dans une suite de quatre, dans un cabinet de passage des petits appartements (AN, AJ/19/267, f° 47 v°, n° 350). Rentré au Garde-meuble en 1838, dans la suite complète.
Décrit en 1843, dans une suite de six, au palais de Saint-Cloud, dans le salon de billard des grands appartements, ou salon de Vénus, au premier étage (AN, AJ/19/326, f° 34 v°, n° 129) - l'ensemble mobilier comprend alors un canapé (n° 127), douze fauteuils (n° 128 et 129), douze chaises (n° 130), deux tabourets de pieds (n° 131 et 132), deux écrans de cheminée (n° 133) ; en 1855, dans la même suite, dans la même pièce (AN, AJ/19/1155, f° 29 v°, n° 133) - l'ensemble mobilier comprend alors un canapé (n° 131), douze fauteuils (n° 132 et 133), douze chaises meublantes (n° 134), huit chaises courantes (n° 135), deux tabourets de pieds (n° 136 et 137), deux écrans de cheminée (n° 138).
Rentré au Garde-meuble en 1875, dans la suite de six (Arch. Mob. nat., M248, f° 206 v°, n° 52269).
Inscrit à l'inventaire du Mobilier national en 1894, dans la suite de six en réserve (Arch. Mob. nat., inventaire des tapisseries, vol. 1, f° 143 v°, n° 1202 ; id., M92, f° 269 v°, n° 1202).
Classé au titre des Monuments historiques le 22 novembre 1909.
Le Mobilier national conserve l'ensemble complet de sièges qui a meublé le salon de Vénus sous Louis-Philippe et le Second Empire : le canapé (GMT 15421), les douze fauteuils (GMT 1202/1 à 6, GMT 9500, GMT 15554/1 à 5), les douze chaises (GMT 1203/1 à 12) et les deux tabourets de pied (GMT 1201/1 et 2).
Couverture :
vers 1810 : damas vert.
1832 : tapisserie de Beauvais.
1843 : tapisserie de Beauvais, fond marron, médaillon de fleurs et fruits sur fond blanc, crête à dents or faux et clous dorés.
1855 : id.
1875 : tapisserie de Beauvais, fond marron, fleurs et fruits sur fond blanc.
1950 : tapisserie de Beauvais sur fond havane, médaillon à huit pans, fleur de lys vieil or aux angles, fleurs et fruits sur fond crème.
1971 : velours de lin "Artois" silex (GMMP 20492).
1982 : tapisserie originale de Beauvais.
- Bibliographie
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Jean-Denis Serena ; Aurélia Rostaing ; Bernard Chevallier, Saint-Cloud, le palais retrouvé, [Paris] : Swan éd. : Éd. du Patrimoine-Centre des monuments nationaux, DL 2013., p.113
Dossier d’œuvre
PLANCHON, Marcion, 2007.