Chaise Salon François Courtois-Aubusson

Numéro d’inventaire
GMT 16346/004
Auteurs
François Courtois, Jean-Maurice Rothschild
Année de conception
1950
Style
Années 1950
Types
Chaise, Siège
Époque
20e siècle, 2e quart
Matières
Textile
Dimensions (h × l × L)
94 x 52 x 45 cm
Description
Merisier verni, filets de bronze.
Quatre pieds carrés en gaine, les antérieurs à sabot de bronze carrés, saillants, filets et listel au sommet. Ceinture recouverte à petite moulure carrée, saillante à la base, retournée sur les pieds. Devanture convexe. Dossier dégagé à montants convexes au sommet, avec listel au pourtour extérieur sur la face. Siège et dossier à épaisseur.
Couverture : tapisserie d'Aubusson sur fonds gris, gros bouquet multicolore encadré au dossier de grappes de fruits rouges et jaunes, à feuillages verts de deux tons, ces motifs répétés sur la ceinture en plates-bandes plus larges, à clous touchants.
Historique
D'un ensemble composé d'un canapé, quatre chaises et six fauteuils, dont les bois ont été acquis auprès de Jean-Maurice Rothschild le 9 novembre 1949, et couverts en janvier 1950 d'une tapisserie d'Aubusson tissée en 1946 (GMMP 15591) sur un carton daté de 1944, acquis auprès du peintre François Courtois (GMTC 755).
Brièvement placé dans le fumoir du palais de l’Élysée en 1960 ; dans l’appartement de fonction du ministre chargé du Commerce extérieur, 10, rue Oswaldo Cruz, entre 1988 et 1991 ; au château de Rambouillet, dans le salon du 2e étage de la tour François Ier, en 1995.
Un ensemble de sièges comparables fut acquis le même jour, 9 novembre 1949, auprès de Jeanne-Blanche Klotz-Gilles et garni de tapisseries de Courtois tissées à Beauvais (meuble n° 74 de la manufacture de Beauvais, "Les Épis de blé", GMT 16609).
A propos de des auteurs
Jean-Maurice Rothschild (25 septembre 1902 - 02 décembre 1998)
Élève de Ruhlmann, Jean-Maurice Rothschild (1902-1998), installé comme décorateur à Paris, 2, rue Pigalle, collabora avec le Mobilier national entre 1937 – un ensemble de bureau signé de lui fut acquis à la suite de l'Exposition de 1937 - et la fin des années 1950. Ses créations robustes, alternant entre un style néo-classique et une modernité marquée par l'usage du métal et de différents placages, furent sollicitées à plusieurs reprises : près d’une centaine de ses meubles sont conservés au Mobilier national.
Les principales commandes furent, en 1945, un ensemble de salle à manger destiné à la présidence de l'Assemblée nationale, toujours en place ; en 1946, le mobilier de bureau en loupe d'orme qui servit à Paul Auriol, fils du Président de la République, à l'Élysée ; en 1948, un ensemble de médaillers monumentaux pour la Monnaie de Paris ; en 1949, un salon destiné à être garni en tapisserie d’Aubusson, sur des cartons de François Courtois – en même temps qu’un salon comparable de B.-J. Klotz-Gilles ; en 1952, le bureau du président de la Commission des Grâces, dans le cadre de l'ameublement du Conseil supérieur de la Magistrature (projet auquel furent associés aussi Maxime Old, Jacques Dumond et Paul Beucher) ; et, en 1957-1958, le mobilier à piétement métallique de l'Office de recherche scientifique et technique de l'Outre-mer. Rothschild fut aussi sollicité, avec plusieurs autres, pour le projet de remeublement de l'ambassade de France à Londres, en 1947-1948.

Sources : Arch. Mob. nat., MM 723/1 et 723/2 ; MM 4300 ; MM 5978 et 6015 (ambassade de France à Londres ; MM 6120 (Conseil supérieur de la magistrature) ; MM 6231 et 6287 (ministère de la reconstruction et de l’urbanisme) ; Mobilier et décoration, août-septembre 1951.