- Description
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Bois peint vert et rose
Quatre pieds tournés évasés formant gerbe de roseau avec branches de corail. Ceinture en arc de cercle. Devanture concave, flanquée de deux convexes, moulurée et sculptée de coquilles feuilles et soulignée de perles. Dés de raccordement à coquille sculptée. Supports d'accotoirs en léger cavet sculptée avec chute de coquilles et feuilles, accotoirs en joue à doucine, tête à volutes et feuilles faisant suite au découpage du dossier. Traverse supérieure en arc concave, séparée des joues par deux pilastres, moulurés comme la traverse inférieure dégagée. Toute la rampe moulurée à perles et coquillages peints. Siège à épaisseur sans ressorts, coussin mobile. Dossier joues et manchettes à pelote. Velours de soie abricot.
En 1958: Siège à épaisseur sans ressorts. Coussin mobile à passepoils, manchettes et côtés à pelote. Dossier à épaisseur, lampas vert à remis d'étoiles argent.
Hêtre et noyer moulurés, sculptés et peints en polychromie, garniture de lampas de soie, F+FOLIOT estampillé à l'intérieur de la ceinture de deux chaises.
- Historique
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Canapé exécuté vers 1781 par François (II) Foliot.
D'un ensemble composé de quatre canapés, huit chaises et un écran, commandé par le duc de Penthièvre (1725-1793) pour la chaumière des coquillages de Rambouillet. La chaumière des coquillages est la principale fabrique du jardin anglais créé à partir de 1779 dans le parc du château de Rambouillet. Elle est construite de septembre 1779 à décembre 1780, et le mobilier doit être commandé peu après. Il est conçu à la fois pour s'intégrer à l'architecture et s'harmoniser au décor de coquillages qui revêt l'intérieur du salon principal.
Acheté par Louis XVI, le 29 décembre 1783, avec le château et une partie du mobilier, pour l'usage de Marie-Antoinette, qui ne fait que six séjours à Rambouillet. Décrit en 1787, dans l'ensemble complet, dans la pièce d'origine. Saisi à la Révolution, comme bien du couple royal, et vendu durant l'été 1793, avec l'ensemble du mobilier du château.
Probablement acheté par deux éditeurs strasbourgeois, Jean-Georges Treuttel et Jean-Godefroy Würtz, qui publient en 1794, dans une gazette de Haarlem, le Kabinet van mode en Smaak, une "liste de meubles précieux provenant de la succession du dernier roi de France" où figure l'ensemble complet de la chaumière des coquillages.
Décrit en floréal an VII (mai 1799), toujours dans l'ensemble complet, dans une vente organisée à Paris, probablement par Treuttel et Würtz.
Réapparaît en 1929 Angleterre.
Acheté par l'État français en 1941 et placé après la Guerre au château de Rambouillet, dans la pièce d'origine.
Versé au Mobilier national, le 17 décembre 1956, dans la suite de quatre, par le château de Rambouillet (Arch. Mob. nat., inventaire des tapisseries, vol. 8, f° 10 v°, n° 19362).
Laissé en dépôt de 1956 à 1981, puis de 1996 à 2000, puis de 2007 à 2009, puis depuis 2014 au château de Rambouillet, dans la chaumière des coquillages (dépôt n° 168 du 28 décembre 1956).
Présenté du 20 avril au 29 octobre 2000 à la Galerie nationale de la tapisserie, à Beauvais, dans l'exposition "À travers les collections du Mobilier national (XVIe-XXe siècle)".
Présenté du 7 avril 2014 au 18 janvier 2015 à la Galerie des Gobelins, 42 avenue des Gobelins, Paris 13e arr., dans l'exposition "La Manufacture des Gobelins au XVIIIe siècle".
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A propos de
des auteurs
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François-Toussaint, dit François (II) Foliot (1748-1839)
Reçu maître à Paris le 26 juillet 1773.
- Bibliographie
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Samoyault, Jean-Pierre (1938-....) ; Mobilier national , A travers les collections du Mobilier national : (XVIe-XXe siècles) : [exposition, Beauvais, Galerie nationale de la Tapisserie, 20 avril - 29 octobre 2000], Paris, Centre national des arts plastiques, 2000, 150 p., p.91-94
Gautier (J-J), Sièges en société, Histoire du siège du Roi-Soleil à Marianne, Paris, 2017, cat. expo, p.133.
Collectif, H.S n°320, Connaissance des Arts, Mobilier national, Manufactures nationales, Gobelins, Beauvais, Savonnerie,
Paris, 2007, p.57.
Baulez (Christian), « Au service de Leurs Majestés, Georges et Henri Jacob », Versalia, 2026, n° 29, p. 86.