- Numéro d’inventaire
- GMT 2424/009
- Année de conception
- 1845
- Style
- Louis-Philippe
- Époque
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Louis-Philippe (1830-1848)
- Matières
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Bois
- Dimensions (h × l × L)
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0,45 x 0,49 x 0,48 m
- Ancien numéro d’inventaire
- Pas de sous numérotation jusqu'en 2021. Identifié sous le générique GMT 2424
GMT 2424, ML 2221 barré.
- Description
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L’ensemble GMT 2424 comprend douze tabourets pliants et six étuis.
Les tabourets ont une ossature en bois de hêtre. Ils ont deux paires de pieds tournés, se croisant en X et pivotant sur un axe formé d’une tringle en métal. En partie basse, deux traverses en bois renforcent l’écartement. L’assise en maroquin vert est fixée à des montants rectangulaires par des clous tapissiers dorés. Les tabourets se glissent par paire dans leurs étuis.
Ils sont conçus pour être assemblés entre eux avec des anneaux et crochets pour créer un lit de camp.
Les étuis sont en toile forte, doublés intérieurement d’une peau de veau. Ils ferment grâce à trois lanières fixées au rabat et aux boucles cousues à la façade. Sur chaque rabat, l’inscription « Mgr le Duc de Montpensier 2 Pliants » est brodée au fil noir. Pour trois d’entre eux, une bande de toile fut cousue afin de cacher le nom de leur propriétaire, certainement dans le cadre d’une réutilisation.
- Historique
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Le 6 mai 1845, « Douze pliants en bois, couverts en maroquin vert, galons et clous dorés, six étuis en treillis garnis de peaux de veau » furent livrés par l’atelier des tapissiers du magasin des fêtes du Garde-meuble avec la précision suivante : « objets destinés au campement de Mr le Duc de Montpensier » (AN, AJ/19/860).
Au mois de juin 1845, le duc de Montpensier initia un voyage autour de la Méditerranée qui le mena en Tunisie, en Égypte, en Turquie et en Grèce. Il est probable que ces objets aient été fabriqués dans cette perspective et que certains aient accompagné le duc dans ce voyage.
Sous le Second Empire, le lot de tabourets semble avoir été mis au service de l’empereur au camp de Boulogne (AN, AJ/19/593-1). En effet, le 24 août 1854, l’année de l’ouverture du camp, « douze pliants en bois recouverts en maroquin vert ainsi que leurs treillis doublés en peau de veau » sortirent des réserves pour rejoindre les côtes de la Manche.
Les pliants et leurs étuis faisaient partie du Service général du matériel de campement dans l’inventaire du magasin des fêtes de 1855 (AN, AJ/19/864). Le numéro 1938 leur fut attribué à cette occasion. Les pliants y sont dits « en bois peint en rouge », ce qui fait allusion à l’application d’un vernis et non véritablement d’une peinture.