Écran de cheminée L'Odorat

Numéro d’inventaire
GMT 25533
Auteurs
Félix Bracquemond, Pierre-Laurent Roustan, Pierre Bracquemond
Année de conception
1911 - 1914
Style
Art Déco
Types
Écran de cheminée, Paravent et écran, Meuble
Époque
20e siècle, 1er quart
Matières
Acajou, Bois, Textile
Dimensions (h × l × L)
176 x 117 x 42 cm
Ancien numéro d’inventaire
GOB 659 MG 101 M
Description
Acajou ciré et tapisserie.
2 piètements en arc très épais, extrémités à rouleau et volutes latérales, dessus à grosse feuille d'eau. Cadre chantourné, ajouré, à crossettes très épais figurant des vagues entrecoupées de grappes de raisin. Au pourtour d'un petit cadre uni, bords à congé.
Tapisserie des Gobelins: "l'odorat" d'après Bracquemond
dans un carré à bords à festons et plus haut que l'axe, une femme nue assise se peigne de la main droite. Au dessus d'un bosquet, de roses dans un vase bleu. Le tout sur fond chiné safran . Au pourtour d'un entrelac de feuilles en volutes jaunes nervées rouge sur fond vert pâle.
Marque Bracquemond 1914. L.Moiret.
Historique
Carton de tapisserie exécuté en 1911 par Félix Bracquemond (GOB 428).
Tapisserie tissée en 1914 à la manufacture des Gobelins.
Menuiserie de bois d'acajou ajourée conçue par Laurent Roustan.
Présenté du 25 mars au 13 décembre 2015 à la Galerie des Gobelins, dans l'exposition "L'esprit et la main : héritage et savoir-faire des ateliers de restauration du Mobilier national".
A propos de des auteurs
Félix Bracquemond (1833-1914)
Artiste pluridisciplinaire, formé à la lithographie et au dessin à l’école de la rue de l’École-de-Médecine, il est ensuite élève de Joseph Guichard, au plus près des cercles positivistes. Dans les années 1860, il participe à la découverte de l’estampe japonaise en France et au renouveau de l’eau-forte, comme membre fondateur de la Société des aquafortistes (1862). Après la Commune, il est brièvement chef des ateliers de Sèvres (jusqu’en mars 1872), puis directeur artistique pendant dix ans de l’atelier d’Auteuil de Charles Haviland. Actif dans les expositions universelles, il est membre fondateur de la Société des beaux-arts et de la Société des peintres-graveurs. Parallèlement, il développe une activité d’artiste intellectuel et publie en 1891 le texte polémique À propos des manufactures nationales et refuse à Clemenceau de prendre la direction de Sèvres. Proche de Gustave Geoffroy, il reçoit des commandes pour les Gobelins, tant pour le mobilier que pour la tapisserie (1908-1914).

Pierre-Laurent Roustan (1877-1952)
Né à Rabastens, fils d'un sculpteur sur bois, Laurent Roustan suit les cours de l’École des arts décoratifs à Paris. Admis au Salon des artistes français en 1902, il fait carrière à Paris dans le milieu de la grande décoration.
Bibliographie
- Massé-Bersani, Marie-Hélène ; Badetz, Yves , Élégance et modernité, 1908-1958 : Un renouveau à la française : collections du Mobilier national : [exposition, Paris, Galerie des Gobelins, 4 mai - 26 juillet 2009], Paris, RMN : Mobilier national-Manufactures nationales Gobelins-Beauvais-Savonnerie, 2009, 47 p.
- Naffah-Bayle, Christiane ; Lazaj, Jehanne ; Barbaret, hervé ; Bideau, Isabelle , L'Esprit et la main : Héritage et savoir-faire des ateliers de restauration du Mobilier national : [exposition, Paris, Galerie des Gobelins, 27 mars - 13 décembre 2015], Paris, Gourcuff Gradenigo, 2015, 302 p., p. 225