- Description
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Pieds antérieurs tournés, cannelés à chandelles coifffées de perles, sommet renflé à acanthes et bague cordelière. Ceinture à fond creux et listel saillant à la base. Pieds postérieurs sabre, côté fond creux et feuille d'eau. Dés à rosace ronde comme les 3 de côtés et entrelacs en devanture à rosaces concaves centrales. Dossier dégagé mouluré, face à entrelacs à rosaces concaves et rais de coeur. Côtés et dessus fond creux rang de perles. Siège et dossier à épaisseur. Tapisserie fond général acajou. Cadre formé de culots rectilignes vert et rose à double rosaces blanches aux axes ; au centre cercle en joncs d'or à volutes, décoré d'une couronne de fleurs multicolores encadrant un papillon de couleur dans cercle blanc. Sur le siège, base en rinceaux multicolores , au dossier, feuille de vigne aux 4 écoinçons. Clous touchants coniques
- Historique
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Meuble Vaudreuil, ou copie par Jeanselme en 1839-1842 (ou copie ultérieure ?).
Le meuble Vaudreuil est exécuté vers 1784 par Georges (I) Jacob (1735-1814) pour le comte de Vaudreuil, fauconnier de la reine Marie-Antoinette. Vendu par le comte en 1788 au Garde-meuble de la Couronne, il est complété à plusieurs reprises, et dès 1791 pour la reine, qui le fait placer dans le salon de ses petits appartements au palais des Tuileries.
Sous Louis-Philippe, quatre fauteuils et six chaises de cet ensemble sont placés au palais de Saint-Cloud, dans le salon de Mercure, dans le grand appartement du premier étage. Les fauteuils avaient précédemment été utilisés dans cette même pièce, alors grand cabinet de Napoléon Ier.
Ce premier ensemble est alors augmenté d'un second, composé par huit fauteuils, six chaises et un grand canapé, exécuté par la société « Jeanselme frères », association des frères Joseph-Pierre-François (?-1860) et Jean-Arnoux Jeanselme, menuisiers-ébénistes. Commandé en 1839, ce complément est livré en 1842.
Décrite en 1843, dans une suite de douze, dans le salon de Pandore (AN, AJ/19/326, f° 67 v°, n° 239) - l'ensemble mobilier comprend dix fauteuils (n° 238), douze chaises (n° 239), deux tabourets de pied (n° 240) et un écran de cheminée (n° 241) ; en 1855, dans une suite de douze, dans la même pièce appelée le salon de Mercure (AN, AJ/19/1155, f° 54 v°, n° 246) - l'ensemble mobilier comprend un canapé (n° 244), douze fauteuils (n° 245), douze chaises (n° 246), deux tabourets de pied (n° 247) et un écran de cheminée (n° 248).
Envoyée directement, en 1887, du domaine de Saint-Cloud au palais de l'Élysée, et placée, dans la suite de douze, dans la salle à manger du premier étage (AN, AJ/19/98, f° 66 v°, n° 10008).
Décrite en 1894, dans une suite de vingt-quatre, au palais de l'Élysée, dans le magasin B de tapisserie (Arch. Mob. nat., M215, f° 156 v°, n° 5051).
Versée au Mobilier national, le 12 juin 1909, dans la suite de vingt-quatre, par le palais de l'Élysée (Arch. Mob. nat., inventaire des tapisseries, n° 5850 ; id., M95, f° 109 v°, n° 5850).
Envoyée en 1919, dans une suite de douze, au magasin pour dépècement.
Inscrite une seconde fois à l'inventaire du Mobilier national, le 12 avril 1919, dans la suite de douze, après confection (Arch. Mob. nat., inventaire des tapisseries, vol. 3, f° 171 v°, n° 7932 ; id., M95, f° 304 v°, n° 7932).
Les douze autres chaises du versement de 1909 sont reprises sous le numéro GMT 9018.
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A propos de
des auteurs
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Jeanselme frères (1824-1840)
Société entre les deux frères, Joseph-Pierre-François et Jean-Arnoux, active de 1824 à 1840.
7 rue des Deux-Portes (1824-1828).
8 rue Neuve-Saint-Gilles (1828-1837).
7bis rue de Harlay (1837-1840).
Estampille "Jeanselme Frères".
Friedrich Starke (1802-1872)
Peintre allemand spécialisé dans la peinture de fleurs et de fruits.
Né le 5 février 1802 à Cölln (quartier de la ville de Meissen, en Saxe) et mort le 10 janvier 1872 à Dresde, Friedrich Starke débute sa carrière comme clerc auprès d'un avocat à Dresde et profite alors de son temps libre pour dessiner. Il étudie à l'académie des Beaux-Arts de la ville (aujourd'hui Kunsthochschule Dresden) et part à Paris en 1824 pour exercer comme peintre de fleurs. Il est engagé comme professeur de dessin des enfants de Louis-Philippe à une date inconnue, et le reste jusqu'à la révolution de 1848. Il semble qu'il ait été, sinon directeur de la manufacture de Beauvais, a minima "Maître de dessin chargé des retouches" auprès de celle-ci.
Il retourne à Paris en 1851, visite le sud de la France où il réside jusqu'en 1858 : il revient ensuite à Meissen, avant de s'installer définitivement à Dresde en 1861, où il termine sa vie.
Ses dessins pour le Garde-meuble se caractérisent par la prédominance des motifs de bouquets ou branches de fleurs, d'animaux et de fruits.
Bibliographie :
* Wilhelm Loose, Lebensläufe Meissner Künstler, 1888, p. 85-86.
* Allgemeine Deutsche Biographie, vol. 35, 1893, p. 494-495.
* Friedrich von Boetticher, Malerwerke des neunzehnten Jahrunderts - Zweiter Band, 1901, p. 801.
- Bibliographie
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Jean-Denis Serena ; Aurélia Rostaing ; Bernard Chevallier, Saint-Cloud, le palais retrouvé, [Paris] : Swan éd. : Éd. du Patrimoine-Centre des monuments nationaux, DL 2013., p.141-142