Chaise Chaise du grand salon de l'impératrice Eugénie au palais de Saint-Cloud

Numéro d’inventaire
GMT 8302/003
Auteurs
Joseph-Pierre-François Jeanselme
Année de conception
1854
Style
Transition
Types
Chaise, Siège
Époque
Second Empire (1848-1870)
Matières
Doré, Bois, Textile
Dimensions (h × l × L)
102 x 62 x 56 cm
Ancien numéro d’inventaire
S 982/3 bonnet phrygien TS 52 phrygien
Description
Chaise en bois doré. Quatre pieds galbés, moulurés et sculptés, sabot et tête à feuille d'acanthe Louis XV, les antérieurs à roulettes. Ceinture chantournée, moulurée et sculptée à rais de cœur, acanthe centrale à rinceaux ; côtés et devanture en doucine. Dossier à la reine dégagé, en raquette, mouluré et sculpté de rais de cœurs et fleurs ; assise et dossier à épaisseur.
Tapisserie de Beauvais, siège avec médaillon de fleurs, bordure de fleurs et feuillage ; dossier avec vase de fleurs, entouré de rinceaux ; fond cramoisi clair.
Historique
Chaise exécutée en 1854 par Jeanselme pour le grand salon de l'impératrice Eugénie au palais de Saint-Cloud. L'ensemble est inspiré des chaises livrées en 1774 par Gondoin et les Foliot pour le cabinet de la pendule du château de Versailles.
Décrite en 1855, au palais de Saint-Cloud, dans le grand salon de l’impératrice Eugénie, au premier étage de l'aile gauche (AN, AJ/19/1155, f° 142 v°, n° 639) - l'ensemble mobilier comprend un canapé de style Louis XVI (n° 638), six fauteuils (n° 639) et douze chaises (n° 640) en suite, une chaise voyeuse (n° 641), un confident (n° 642), quatre fauteuils confortables (n° 643), un grand fauteuil de repos (n° 644), un grand fauteuil (n° 645), un grand fauteuil à dos renversé (n° 646), quatre fauteuils commode (n° 647), vingt-cinq chaises légères (n° 648), un écran de cheminée (n° 649) et dix tabourets de pieds (n° 650). Parmi les douze chaises, six rentrent au Garde-meuble en 1870 et quatre sont envoyées au palais de l'Élysée en 1887.
Envoyée le 2 mai 1887 au palais de l'Élysée, et placée dans le salon pour dames, au premier étage (AN, AJ/19/98, f° 68 v°, n° 10013) - l'ensemble mobilier comprend un canapé (n° 10011), six fauteuils (n° 10012), dix chaises (n° 10013) et cinq tabourets de pieds (n° 10014). Décrite en 1894 dans la même pièce appelée le salon des dames (Arch. Mob. nat., M214, f° 233 v°, n° 3273) - l'ensemble mobilier comprend un canapé (n° 3271), six fauteuils (n° 3272), dix chaises (n° 3273) et trois tabourets de pieds (n° 3274).
Versée au Mobilier national, le 10 septembre 1921, dans une suite de trois, par le palais de l'Élysée (Arch. Mob. nat., MM6440, f° 193 v°, n° 8302 ; id., M96, f° 29 v°, n° 8302).
Déposée de 1933 à 1976 au ministère de l'Intérieur, hôtel de Beauvau, place Beauvau, Paris 8e arr. (dépôt n° 111 du 1er décembre 1933) : en 1950 et 1967, dans le bureau du directeur adjoint de cabinet ; en 1969, dans un secrétariat.
Inscrite à l'inventaire annexe du Mobilier national en 1934, dans un ensemble présent au ministère de l'Intérieur (Arch. Mob. nat., MM6471, f° 137 v°, n° 983) - l'ensemble comprend un canapé (n° 981), six fauteuils (n° 982) et cinq chaises (n° 983).
De l'ameublement du grand salon de l'impératrice Eugénie à Saint-Cloud en 1855, le Mobilier national conserve le canapé (GMT 8300), huit fauteuils (GME 734/1 et 2, GMT 5841 et GMT 8301/1 à 5, les deux premiers jamais mis en place) et sept chaises (GME 5003/1 et 2, GMT 5842/1 et 2, GMT 8302/1 à 3, les deux premières peut-être pas mises en place) en suite, ainsi que deux chaises légères (GME 5002/1 et 2), dix tabourets de pieds (GMT 1596/1 à 10), quatre consoles (GME 1439/1 et 2, GME 15261 et GMEC 218) et une table (GME 4289).

Couverture :
1855 : tapisserie de Beauvais fond ponceau, à médaillons de fleurs et riches ornements.
1887 : id.
1894 : tapisserie de Beauvais fond marron, à médaillons de fleurs coloriées sur fond blanc.
1921 : tapisserie de Beauvais à médaillons de fleurs et ornements sur fond ponceau.
A propos de l'auteur
Joseph-Pierre-François Jeanselme (vers 1800-1860)
1. Exerce avec son frère Jean-Arnoux dans la société "Jeanselme frères" de 1824 à 1840 (cf. fiche Jeanselme frères).
2. Exerce en son nom propre de 1840 à 1853.
7bis rue de Harlay.
Estampille : "Jeanselme".
7bis rue de Harlay.
3. Exerce avec son fils Charles-Joseph-Marie dans la société "Jeanselme père et fils" de 1853 à 1860 (cf. fiche Jeanselme père et fils).