Soierie Rideau de croisée de la salle du Trône de Louis XVIII aux Tuileries

Numéro d’inventaire
GMTC 127/002
Auteurs
Jean-Démosthène Dugourc, Grand Frères
Année de conception
1819
Style
Restauration
Types
Tissu précieux, Textile
Époque
Restauration (1815-1830)
Matières
Fils d’or et d’argent, Textile, Soie
Dimensions (h × l × L)
5,3 x 3 x 0 m
Acquisition
Commande du Garde Meuble royal en 1819
Description
Rideau de croisée en gros de Naples fond blanc semé de fleurs de lis héraldiques, broché or sans envers, travaillé sur les deux faces, avec encadrement de bordures sur trois côtés, fond cannetillé cramoisi à double fond dentelle broché et brodé de plusieurs ors. Bordure montante à dessin de couronnes de marguerites entourant une fleur de lis héraldique et alternant avec un motif à sceptre royal encadré par deux branches de laurier. bordure inférieure formant dents de lambrequin à dessin de fleurs de lis héraldiques avec ornements surmontant une guirlande de laurierer. Franges et torsades or et crête.

Historique
Ce textile est un des éléments qui composent le mobilier d'été commandé en 1820 pour la salle du trône des Tuileries. Le retour à la monarchie impose de refaire le lieu symbolique du pouvoir royal. Une commande est passée pour disposer d'un vaste ensemble : le trône (détruit lors de la Révolution de 1848), 2 grands trophées d'armes, deux fauteuils (au Mobilier national, mutilés en 1848), 2 tabourets de pieds (Musée de Versailles), 48 pliants (détruits en 1871), un paravent (Mobilier national) et un écran. La salle du trône est habillée en outre de 4 grandes torchères en bois dorés surmontés de girandoles de Thomire (Mobilier national), un tapis de la Savonnerie (partie centrale au Mobilier national, partie latérales aujourd'hui à Fontainebleau). Le programme magnifiant royauté et l'histoire des Capétiens et Bourbon prévoyait enfin la création de tapisseries des Gobelins à la gloire des grands rois de la dynastie.
La conception de l'extaordinaire mobilier fut l'oeuvre de Jean-Démosthène Dugourc, Jacob-Desmalter réalisa les bois, Jean-François Lèbe leur dorure. Les tissus furent commandés aux frères Grand, Jean-Baptiste et Zacharie, qui dirigeaient la fabrique lyonnaise la plus réputée.
Les étoffes furent livrées en avril 1822.
Historique
Ce textile est un des éléments qui composent le mobilier d'été commandé en 1820 pour la salle du trône des Tuileries. Le retour à la monarchie impose de refaire le lieu symbolique du pouvoir royal. Une commande est passée pour disposer d'un vaste ensemble : le trône (détruit lors de la Révolution de 1848), 2 grands trophées d'armes, deux fauteuils (au Mobilier national, mutilés en 1848), 2 tabourets de pieds (Musée de Versailles), 48 pliants (détruits en 1871), un paravent (Mobilier national) et un écran. La salle du trône est habillée en outre de 4 grandes torchères en bois dorés surmontés de girandoles de Thomire (Mobilier national), un tapis de la Savonnerie (partie centrale au Mobilier national, partie latérales aujourd'hui à Fontainebleau). Le programme magnifiant royauté et l'histoire des Capétiens et Bourbon prévoyait enfin la création de tapisseries des Gobelins à la gloire des grands rois de la dynastie.
La conception de l'extaordinaire mobilier fut l'oeuvre de Jean-Démosthène Dugourc, Jacob-Desmalter réalisa les bois, Jean-François Lèbe leur dorure. Les tissus furent commandés aux frères Grand, Jean-Baptiste et Zacharie, qui dirigeaient la fabrique lyonnaise la plus réputée.
Les étoffes furent livrées en avril 1822.
A propos de des auteurs
Jean-Démosthène Dugourc (1749-1825)
Dugourc (ou Dugoure) fût nommé en 1783 directeur des Décorations de l'Opéra de Paris. Dessinateur du Garde-Meuble de la Couronne à partir de 1784, puis à nouveau à partir de 1816. Il conçoit l'ensemble de la décoration de la salle du trône des Tuileries pour Louis XVIII. Actif à Paris et à Madrid.

Grand Frères (1807-1871)
Reprenant la manufacture lyonnaise de Camille Pernon en 1807 à la suite d'un scandale, les frères Grand (Jean-Baptiste, dit Jean-Etienne, et Jean-Zacharie) renomment la manufacture Grand Frères en 1808. Ils reçurent en 1808 des commandes officielles pour le palais de Versailles et notamment la salle du Trône. Mais aussi d'autres commandes prestigieuses pour Saint-Cloud, Meudon, Fontainebleau ou les Tuileries. Ils poursuivent leur travail pour le Mobilier impérial jusqu'à la fin de l'Empire.
Dès 1830, ils produisent des nouveaux produits en lien avec la révolution industrielle. Ils livrent la cour de Napoléon III, puis cède la manufacture en 1870 aux familles Tassinari et Chatel.
Bibliographie
Alcouffe, Daniel ; Dion-Tenenbaum, Anne ; Ennès, Pierre , Un Age d'or des arts décoratifs (1814- 1848) : [exposition, Paris, Grand-Palais, 10 Octobre -30 Décembre 1991], Paris, Réunion des musées nationaux, 1991, p.63-73
Coutau-Bégarie & associés (Etude) ; Coutau-Bégarie, Olivier (19..-....) ; La Forest Divonne, Alexandre de , Étoffes, costumes anciens... : [ventes, Paris, Hôtel Drouot, vendredi 31 janvier 2025], Paris, Coutau-Bégarie & associés, 2025, 103 p., p.46
Le décor textile de la Salle du Trône des Tuileries 1818-1848, (cat. exp), Lyon, 1988, p. 4-10.