Voile Voile nuptial de la duchesse de Berry et des princesses d'Orléans

Numéro d’inventaire
GMTC 161
Auteurs
François-Joseph Bélanger, Auguste-François Dallemagne
Année de conception
1816
Style
Restauration
Types
Vêtement, Textile, Vêtement et accessoire
Époque
Restauration (1815-1830)
Matières
Métal, Fils d’or et d’argent, Textile, Soie
Dimensions (h × l × L)
460 x 72 x 0 cm
Acquisition
1935-07-12 - Versement
Ancien numéro d’inventaire
- inscription au pochoir à l'encre noire "GM / T-C / 161" - inscription manuscrite à l'encre noire "E-35-D-19" - inscription manuscrite au crayon bleu "Voile nuptial" - inscription au revers "Un voile / nuptiale / [illisible] / en 15/16 blanc"
Description
Voile nuptial en 15/16 blanc sans envers. Formant trois caissons, celui du centre semé d'étoiles estampées, encadrements de bordure de 0,095 de large à dessin de feuilles de vigne et deux motifs d'ornements à palmettes, le tout brodé en argent fin, mollet en argent sur 2 sens.
Au centre de chaque face un écusson avec chiffres brodés or sur fond bleu, surmonté de la couronne royale, flambeaux de l'Hyménée et croix d'honneur à l'effigie du roi Henri IV entouré du collier de l'ordre. A chaque bout un médaillon avec chiffres brodés or fin, l'un entouré d'une guirlande de feuilles de vigne et l'autre d'une guirlande d'épis de blé, représentant le pain et le vin, les extrémités ornées d'une frange à torsades et de huit glands en argent fin.
Historique
Voile nuptial ou tavaïole réalisé par le brodeur Auguste-François Dallemagne d'après un dessin de François-Joseph Bélanger, pour le mariage du duc et de la duchesse de Berry à Notre-Dame de Paris le 17 juin 1816 (AN, O/3/297, mémoire de Dallemagne, juin 1816).
Utilisé comme voile nuptial par Louise d'Orléans lors de son mariage avec Léopold Ier de Belgique en 1832.
n° 6492 de l'inventaire de 1833.
Décrit en 1834 dans le magasin n° 23, salle n° 4, armoire n° 2 du Matériel des Fêtes et des Cérémonies, avec des médaillons aux chiffres L et LZ, pour Louise d'Orléans et Léopold Ier de Belgique.
Envoyé le 27 mai 1836 au palais de Fontainebleau pour le mariage du duc d'Orléans et de Hélène de Mecklembourg-Schwerin. Rentré au Garde-Meuble le 6 juin 1837 (AN, AJ/19/591, f° 83v°).
Remis au chef tapissier le 22 mai 1837 pour changement de description et de prix et porté à nouveau à l'inventaire sous le n° 6492, 6493 et 6494 (AN, AJ/19/829, f° 7, n° 609).
Confiée du 25 au 27 avril 1840 au brodeur Guibout pour remplacer les chiffres et armoiries du duc et de la duchesse d'Orléans par ceux du duc et de la duchesse de Nemours (AN, AJ/19/591, f° 274v°).
Utilisé comme voile nuptial par Clémentine d'Orléans lors de son mariage avec Auguste de Saxe-Cobourg le 20 avril 1843.
Les médaillons avec initiales CLO (Clémentine-Léopoldine d'Orléans) et AV (Auguste-Victor) ont été brodés par la maison Guibout Frères (AN, O/4/2179, facture de Guibout Frères du 24 avril 1844).
Décrit en 1847 dans les magasins du Matériel des Fêtes et Cérémonies, avec des médaillons interchangeables aux chiffres divers (AN, AJ/19/841, f° 224v°, n° 475).
Envoyé le 23 septembre 1850 au musée du Grand Trianon (AN, AJ/19/592, f° 317, n° 475).
Décrit en 1855 dans les magasins du service des Fêtes avec les médaillons au chiffre de Louise d'Orléans et les écussons aux armes du duc d'Orléans, du Mecklembourg-Schwerin, du duc de Nemours, de la princesse de Saxe-Cobourg et de Belgique (AN, 20250682-1, f° 0v°, n° 2 et f° 212v°, n° 677 à 681).
Inventorié en 1894 dans les réserves du Mobilier national (Arch. Mob. nat., M99, f° 85, n° 161 ; M100, f° 83v°, n° 161 ; MM6424, f° 77, n° 161).
Cédé aux Musées nationaux en 1935.
A propos de des auteurs
François-Joseph Bélanger (1744-1818)
Dessinateur (1767) puis inspecteur des Menus Plaisirs du roi (1775), Bélanger demeure seize ans dans la prestigieuse administration, principalement occupé à la création de décors pour les fêtes publiques et les spectacles de la cour. À partir de 1777, il devient le Premier architecte du comte d’Artois pour qui il exécute toutes sortes de projets : palais, petite maison, jeu de paume, écuries, embellissements intérieurs ou création d’un nouveau quartier.
Les jardins occupent une place particulière dans son œuvre. Il est l’un des plus importants promoteurs du jardin anglo-chinois en France. Il réalise trois voyages outre-Manche (1774, 1778 et 1780) qui nourrissent la création de jardins : Bagatelle (1777), la folie Sainte-James (1778), le parc de Méréville (1785-1786) et le jardin de l’hôtel de Beaumarchais (1788).
Après une période dans l'ombre, à la suite de la Révolution, il retrouve les faveurs de la cour en 1814, à la Restauration. Il retrouve une place aux Menus Plaisirs, où il achève sa carrière.
Bibliographie
Cochet, Vincent ; Beaufils, Oriane , Louis-Philippe à Fontainebleau : le Roi et l'Histoire : [exposition, Château de Fontainebleau, 3 novembre 2018 - 4 février 2019], Fontainebleau, Château de Fontainebleau ; RMN - Grand Palais, 2018, 263 p., p. 60