Carton de tapisserie Cartons pour la bordure des tapisseries du grand cabinet de l’empereur au palais des Tuileries

Numéro d’inventaire
GOB 203/033
Auteurs
Charles Percier, François Dubois, Jacques-Louis La Hamayde de Saint-Ange (de) dit Saint-Ange
Style
Empire
Types
Modèle pour tapisserie, Beaux arts, Modèle pour tissage
Époque
Premier Empire (1804-1815)
Matières
Peinture à l'huile, Peinture
Dimensions (h × l × L)
0,484 x 1,59 x 0,01 m
Ancien numéro d’inventaire
GOB 203/035
Description
Huile sur toile

Sur un fond jaune se détachent une couronne de laurier, un aigle entourant deux cercles à fond vert avec la lettre N de Napoléon - bordure de feuilles d'acanthe.

Historique
Peint entre 1807 et 1809. En janvier 1809, la tenture murale en soie du grand cabinet est remplacée par quatre tapisseries des Gobelins à sujets tirés de l'Antiquité récemment tissées. Elles sont encadrées de bordures, dont les chiffres et emblèmes ont été modifiés à la Restauration puis à nouveau au début de la monarchie de Juillet. Les cartons peints conservent les symboles du régime impérial des bordures originales : au centre de la partie haute, l'aigle couronné s'inscrit dans une couronne de laurier, avec le sceptre et la main de justice en arrière-plan ; aux angles, la couronne impériale ; dans les bordures, le N et l'abeille alternent dans des médaillons.
Historique
Carton d'une bordure des tapisseries du grand cabinet de l'empereur au palais des Tuileries, peint entre 1807 et 1808.
Le premier aménagement proposé pour son grand cabinet ne plaît pas à Napoléon, qui le découvre le 9 août 1807 et trouve la tenture en damas tabac d'Espagne trop nue et trop simple. Il demande alors un nouveau parti d'ameublement, en tapisserie, qui connaîtra deux étapes et dont l'exécution durera six ans.
Lors de la première phase, en janvier 1809, la tenture murale en soie est remplacée par quatre tapisseries des Gobelins à sujets tirés de l'Antiquité récemment tissées. Elles sont encadrées de bordures, dont les chiffres et emblèmes impériaux sont modifiés à la Restauration puis à nouveau au début de la monarchie de Juillet.
Les cartons peints conservent les symboles du régime impérial des bordures originales : au centre de la partie haute, l'aigle couronné s'inscrit dans une couronne de laurier, avec le sceptre et la main de justice en arrière-plan ; aux angles, la couronne impériale ; dans les bordures, le N et l'abeille alternent dans des médaillons.
A propos de des auteurs
François Dubois (mort en 1824)
Peintre cartonnier pour la manufacture des Gobelins et de la Savonnerie, mort v. 1824 (C. Gastinel-Coural). Auteur notamment, en 1808, des cartons du meuble en tapisserie des Gobelins du grand cabinet de l'Empereur aux Tuileries, commandé en septembre 1807 ("Palais disparus de Napoléon, cat. exp., In Fine-Mobilier national, 2021, p. 381-382).

Jacques-Louis La Hamayde de Saint-Ange (de) dit Saint-Ange (28 avril 1780 - 03 mai 1860)
Probablement formé auprès de Percier et Fontaine, puis employé par Gisors et Baltard. Nommé le 1er janvier 1808 sous-inspecteur des travaux de la Bourse de Paris (futur Palais Brongniart), Saint-Ange cumula dès 1810 ces fonctions avec celles de dessinateur du Mobilier Impérial. A la chute de l'Empire, Saint-Ange conserva ses fonctions et le 22 mars 1816, le Gouvernement de Louis XVIII régularisait sa situation en le nommant Dessinateur du Mobilier de la Couronne, jusqu'à la décennie 1850. Il a produit de très nombreux modèles dessinés de tapis pour la manufacture de la Savonnerie, de tapisseries de siège pour la manufacture Beauvais. S'ajoutent des projets de tenture pour des pièces privées, des vitraux et des études de bâtiments antiques, médiévaux et d'Ancien régime.
Le Mobilier national possède un fonds exceptionnel du dessinateur, quoi que lacunaire compte tenu du report des dessins présents dans les ateliers de la manufacture de Beauvais durant le XIXe siècle. Il s'élève à près de 700 dessins, provenant de différents albums et dates d'acquisition : un recueil a été conservé en interne (GMTB 1376), démantelé peut-être en 2003, qui contenait environ 280 dessins : encre brune sur papier calque, aquarelle sur papier vergé etc. Un second album, peut-être transmis par les administrations successives, rassemble 94 feuillets, présentant des études personnelles, au graphite, repris à la plume et encre brune ultérieurement par Saint-Ange lui-même (GMTB 1316). Un troisième album acquis en 1952 (GMTB 1322), démantelé lui aussi peut-être vers 2003, comporte environ 100 dessins à la gouache. Enfin, le Mobilier national a acquis en 1998 deux albums de la maison Cartier fils comportant plus de 200 projets dessinés à la gouache pour les manufactures de Tournai et d'Aubusson (GMTC 1321 et 1322).