- Numéro d’inventaire
- NO 167
- Auteurs
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Adam-François Van der Meulen
- Style
- Louis XIV
- Types
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Dessin, Beaux arts, Art graphique
- Époque
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Louis XIV (1643-1715)
- Matières
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Papier
- Dimensions (h × l)
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0,21 x 0,93 m
- Ancien numéro d’inventaire
- Annoté en bas à gauche à la plume et encre noire : Orsay.
INV. 167. Cat. 39.
INV. n° 167
- Description
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Vue de la ville d'Orsoy
Plume et encre noire avec rehauts d'aquarelle, reprises à la plume et encre de chine, rehauts postérieurs d'aquarelle sur trois feuilles jointes.
Pliures verticales. Jaunissement du support. Trait de contour à la mine de plomb.
La ville d'Orsoy, située en Allemagne dans la province de Clèves est bordée par le Rhin que l'on aperçoit à l'arrière-plan du dessin. Sur la gauche, derrière les remparts, s'élève le château en partie ruiné. La prise de cette place forte, décidée par Louis XIV, et dirigée par le duc d'Orléans, marque l'ouverture de la guerre de Hollande, déclarée le 6 avril 1672 par le roi. Le 2 juin, la ville se rendit (Marquis de Quincy, 1726, I, p. 315). A la suite du traité d'Aix-la-Chapelle (2 mai 1668), le roi songea à préparer une guerre contre la Hollande en cherchant tout d'abord à isoler le pays. Il réussit à rendre caduque, par des négociations, la Triple Alliance formée le 23 janvier 1668 entre les Provinces-Unies, l'Angleterre el la Suède. Il s'assura en plus de l'aide de ces deux derniers pays ainsi que de celle de l'évêque de Münster et de l'Électeur de Cologne, moyennant d'importants subsides. Comme en témoigne une lettre de Colbert au duc de Luxembourg datée du 13 septembre 1672, Van der Meulen entreprit son quatrième voyage en Hollande après les combats : « Le Roy m'ayant ordonné d'envoyer le S r Van der Meulen dans les villes et places que Sa Majesté a conquises, cette campagne, sur les Hollandais, pour en lever les vues et profils.. » (Clément, 1861-1882, v. p. 64). La Vue d'Orsoy tracée à la plume, est affaiblie par des rehauts d'aquarelle jaune et grise qui ne correspondent ni à la gamme chromatique du maître ni à sa technique souple et sensible. Des reprises à la plume et encre de chine sont visibles sur le feuillage du premier plan et sur certaines parties architecturales. D'une facture appuyée, elles révèlent une tendance à simplifier les formes végétales par des traits parallèles et aigus qui pourraient surprendre dans l'œuvre dessinée du maître. Néanmoins l'examen attentif d'un dessin dont nous ne doutons pas de l'attribution à Van der Meulen, la Vue d'Amboise (cat. Starky 90), présente par endroits un traitement identique. Cette étude, ainsi que les trois suivantes (cat. 40, 41, 42) préparent une des peintures destinées à la décoration des dessus de portes de Marly. La Prise d'Orsoy, seulement ébauchée à la mort du maître (Guiffrey, 1879, p. 132), fut terminée par J.B. Martin. En 1699 elle est mentionnée dans un « Mémoire de ce quy faut adjouter à l'inventaire des tableaux... » avec cinq autres compositions de J.B. Martin représentant les vues de Wesel, Bunch, Grave, Schenck et Rees (A.N. 0 1 1964 7 - Comm. A. Schnapper). Le tableau reste donc inventorié dans les collections du Musée de Versailles sous le nom de .J.B. Martin (MV 2131).
- Bibliographie
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Starcky, Laure (19..-....) ; Coural, Jean (1925-2001), Paris, Mobilier national : Dessins de Van der Meulen et de son atelier, Paris : Réunion des musées nationaux : Centre national des Arts plastiques, 1988, 243 p., p.72
Ministère de l'instruction publique (1828-1932) ; Commission de l'inventaire général des richesses d'art de la France, Inventaire général des richesses d'art de la France : Paris. Monuments civils : Ministère de l'instruction publique et des beaux-arts : Tome troisième, Paris : Plon-Nourrit et Cie, 1902, 536 p., p.121
Manufacture nationale des Gobelins : [exposition Antoine-François Van Der Meulen (1634 - 1690)], Paris, Ducros et Colas imprimeurs, [1949], n.p. p.