- Numéro d’inventaire
- NO 67
- Auteurs
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Adam-François Van der Meulen
- Style
- Louis XIV
- Types
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Dessin, Beaux arts, Art graphique
- Époque
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Louis XIV (1643-1715)
- Dimensions (h × l)
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69 x 110 cm
- Ancien numéro d’inventaire
- Prise de Conde, 26 avril 1676
Calc du petit tablou de Conde
- Description
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Sanguine (pour la ville) et pierre noire (pour les figures) sur papier vergé.
Filigranes : aigle à deux têtes couronnées, proche de celui du cat. 137 et du Heawood 1323, et COLOMBIER.
Repris au poinçon.
Mis au carreau à la sanguine et à la pierre noire.
Cette vue de Condé avec au premier plan « un homme dans un soufflet et des cavaliers qui suivent » (cf. inventaire Paillet (A.N., 01 1966 3 ) prépare très certainement le tableau de Berlin publié sous le nom de Van der Meulen (Coll. part. - Schulz, 1979-1980, p. 250, fig. 5; H. 0,56 x L. 0,90). La longueur du dessin sans compter les marges (L. 0,90) correspond parfaitement à celle de la composition peinte. Par ailleurs, l'annotation au verso, visible depuis la récente restauration, indique avec précision que ce dessin ou carton, repris au poinçon, servit de calque pour le report de la composition sur un « petit tablou ». Cette dernière œuvre pourrait donc correspondre à la peinture de Berlin, dont nous ne connaissons pas la destination. Cette étude, qui semble avoir été exécutée d'après la précédente Vue de Condé, offre un rendu fidèle de la ville mais une facture beaucoup moins souple, dénuée de fermeté et plus systématique. Le premier plan seulement ébauché — notons que certains détails figurant sur la peinture, notamment les arbres encadrant la scène, sont absents — ne s'intègre pas parfaitement au paysage. Ce décalage peut s'expliquer par l'intervention de deux mains différentes. Le rapprochement avec la Vue de Dole du côté de Minroulan (cat. Starcky 32), composition de Van der Meulen dans laquelle les figures sont également esquissées, révèle les faiblesses de la présente étude de Condé. Ici les formes manquent de vigueur, de clarté et n'évoquent pas avec autant de souplesse le mouvement. C'est pourquoi nous pensons qu'il s'agit d’une œuvre d'atelier. Deux architectures sont esquissées à la sanguine au bas du verso.
- Bibliographie
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Starcky, Laure (19..-....) ; Coural, Jean (1925-2001), Paris, Mobilier national : Dessins de Van der Meulen et de son atelier, Paris : Réunion des musées nationaux : Centre national des Arts plastiques, 1988, 243 p., p. 142
Ministère de l'instruction publique (1828-1932) ; Commission de l'inventaire général des richesses d'art de la France, Inventaire général des richesses d'art de la France : Paris. Monuments civils : Ministère de l'instruction publique et des beaux-arts : Tome troisième, Paris : Plon-Nourrit et Cie, 1902, 536 p., p. 126
Manufacture nationale des Gobelins : [exposition Antoine-François Van Der Meulen (1634 - 1690)], Paris, Ducros et Colas imprimeurs, [1949], n.p. p.
Bory, Jean-René. Trésors du Grand siècle : Louis XIV: [exposition], Château de Nyon, 1er juin-15 septembre 1957. Château de Nyon, 1957, n° 124.